Tunisie : enlèvement de Wissem Sghaier, activiste estudiantin

Publié le par dan29000

 

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La vieille dictature de Ben Ali est dépassée par la rue et par la cyberrésistance, dont la célèbre blogueuse Lina Ben Mhenni, dont voici un extrait de son blog sur l'enlèvement vendredi en pleine rue de Wissem Sghaier. Son blog se nomme:

a tunisian girl

 

Dan29000

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"Hier le Vendredi 07/01/2011mon ami Wissem Sghaier, membre du secrétariat national de la jeunesse  démocrate progressiste et activiste estudiantin , a été enlevé à l 'Avenue de Paris. Nous sommes 'bien sur' sans nouvelles! Ici, je ne vais pas parler ni du militantisme , ni de l 'activisme de Wissem car la majorité des gens qui suivent la vie politique et associative en Tunisie le connaissent. Je vais parler de Wissem l 'être humain. Wissem est quelqu'un d'exceptionnel. C'est un  jeune tunisien  cultivé, engagé et courageux. Wissem est toujours prêt à tout le monde avec le sourire. Wissem est quelqu'un qui se donne à fond pour aider les autres. L'année dernière Wissem a décroché un premier Mastère avec la mention Félicitation du Jury mais comme des milliers de diplômés tunisiens il n 'a pas réussi à décroché un boulot.Il n 'a pas baissé les bras et s'est inscrit dans un deuxième Mastère. Wissem a été enlevé parcequ'il aime son pays , Wissem a été enlevé parce qu'il a osé s'exprimer librement ...
Wissem mon cher ami on attend ton retour ..."
Pour lire son blog, c'est ICI

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FTCR

Sidi Bouzid, Kasserine : la LTDH dénonce le meurtre des citoyens en Tunisie et appelle à un cessez-le-feu immédiat


La Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme suit avec préoccupation et consternation le meurtre d’un certain nombre de citoyens dans les villes de Tala et Kasserine par les forces de l’ordre qui ont assiégé les deux villes et tiré sur les manifestants civils. La Ligue a été informée par des sources concordantes qu’il y a eu quatorze morts jusqu’à dimanche 9 janvier 2011 à midi. Des sources syndicales et associatives de la région disent que le nombre de tués par balles est bien plus élevé et que d’autres ont été grièvement blessés. Les mêmes sources affirment que l’armée cerne les deux villes depuis la veille mais les manifestations n’ont pas cessé et se sont transformées au cours de la nuit en de violentes confrontations lorsque les forces de l’ordre ont procédé à des perquisitions et ont arrêté des citoyens.

 

La Ligue a également appris qu’aujourd’hui, dans la ville de Rgueb du Gouvernorat de Sidi Bouzid, des affrontements violents entre forces de l’ordre faisant usage de leurs armes à balles réelles et population auraient fait cinq victimes et plusieurs blessés.

 

Dans ses communiqués précédents, la Ligue avait mis en garde contre d’éventuels développements graves de la situation dûs aux atteintes au droit de rassemblement et de manifestation pacifiques sur la voie publique. A ce droit, les autorités ont opposé leur solution sécuritaire et l’usage de la violence dès le déclenchement des événements. La Ligue avait appelé les autorités à privilégier la voie de la négociation avec les représentants des contestataires et toutes les autres parties.

 

Mettant en garde les autorités que l’usage des balles réelles contre les civils manifestant pacifiquement est sanctionné aussi bien par le droit tunisien et international, le Comité Directeur de la LTDH appelle avec insistance les autorités à :

 

1. Mettre immédiatement fin à cette escalade policière, renvoyer l’armée dans ses casernes et renoncer à l’usage des balles réelles contre les civils quelles qu’en soient les raisons.

 

2. Respecter le droit de rassemblement et de manifestation pacifiques et lever le blocus qui accable les composantes de la Société Civile pour qu’elles puissent encadrer les mouvements de contestation et prévenir tout glissement vers la violence.

 

3. Mener un dialogue sérieux avec les représentants des contestataires et toutes les parties concernées en vue de débattre de toutes les questions politiques et sociales sans tabous afin d’aboutir à des solutions urgentes

 

garantissant le droit au travail et l’égalité entre les régions en matière de développement et de participation citoyenne dans la conception et l’exécution des solutions aux problèmes du pays.

 

4. Diligenter rapidement une enquête indépendante pour déterminer les responsabilités dans le meurtre de civils par balles réelles tant au niveau du commandement que de l’exécution.

 

5. Libérer tous ceux qui ont été arrêtes au cours des événements.

Le 9 janvier 2011

 

Pour le Comité Directeur

 

Le Président

 

Mokhtar Trifi


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