Tunisie : Sarkozy, expulseurs de Rroms et ami de Ben Ali, une vraie honte française

Publié le par dan29000

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17/01/2011

Les complaisances françaises en Tunisie, vues par le NYT


La « lenteur » de la réaction française face à la crise en Tunisie est l’occasion pour le New York Times de décerner ce matin une nouvelle volée de bois vert, assez méritée, à nos dirigeants. Cela fait des années déjà que la France « interprète mal la Tunisie » souligne le NYT, s’appuyant là sur un entretien avec Jacques Lanxade, ancien ambassadeur de France à Tunis. Le New York Times rappelle la visite de Nicolas Sarkozy en avril 2008 lors de laquelle le président français avait salué le fait que « l’espace des libertés progresse » en Tunisie. Le NYT n’a pas oublié non plus le fait que sa secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, était « restée dans sa chambre d’hôtel » plutôt que d’aller rencontrer l’Association tunisienne des femmes démocrates. Pour le New York Times, cette complaisance française à l’égard de l’ancien régime tunisien n’est pas sans rapport avec « les fastes » dont profitaient « les dirigeants français, ambassadeurs et hommes d’affaires qui sont nombreux à avoir des résidences secondaires en Tunisie et au Maroc ».

 
Le New York Times oppose cette nonchalance française aux critiques formulées par les diplomates américains, notamment sur la corruption des dirigeants tunisiens, récemment révélées par le site WikiLeaks. Le NYT omet juste de rappeler que Washington cherche toujours à poursuivre les responsables de ces fuites qui ont encouragé la révolte tunisienne. Les Etats-Unis tirent aujourd'hui crédit de documents qui, selon ses dirigeants..., n'auraient jamais dû être publiés.

La complaisance française à l’égard de l’ancien régime tunisien n’est pas un cas unique, rappelle aussi le New York Times. La France a des « relations compliquées » avec ses autres anciennes colonies, Maroc, Algérie, Côte d’Ivoire et Guinée et de nombreuses autres pays africains, énumère le quotidien. « En règle générale, les gouvernements français ont défendu la stabilité politique pour protéger les citoyens français, les entreprises et leurs intérêts économiques, écrit Steven Erlanger, correspondant à Paris du New York Times, ils ne formulent que très peu de critiques publiques à l'égard des dictateurs".

 

 

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