Tunisie : Slim Amamou le blogueur, de la prison au gouvernement

Publié le par dan29000

 

 

 

Slim Amamou, le blogueur devenu secrétaire d’Etat

Slim Amami après sa sortie Jeudi de Prison

 

 

 


Le blogueur Slim Amamou (@slim404 sur Twitter) était devenu ces derniers jours la figure emblématique de la censure en Tunisie.

Arrêté le 6 janvier il avait été libéré une semaine plus tard, jeudi 13 janvier, juste après le discours du président Ben Ali annonçant la levée complète de la censure des sites Internet.

Sur son blog, Slim Amamou se présente comme partisan de la neutralité du Net et directeur d’une petite société, Alixsys.

Son premier tweet de tout nouveau « secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports«  du Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi« mon patron c’est Mohamed Aloulou. Qui est-ce ? ». 

 Le blogueur veut « participer à la reconstruction »

Dans un entretien à la chaîne française Public Sénat, le blogueur a fait part de sa « très grande surprise » d’avoir intégré le nouveau gouvernement, expliquant que la proposition d’y entrer lui avait été faite « peu avant l’annonce officielle ». « J’ai dû prendre la décision en quelques minutes », raconte-t-il. 

 Pourquoi a-t-il accepté de participer à ce gouvernement qui comporte six ministres de Ben Ali ? « Parce que c’est mon devoir, parce que je veux (…) participer à la reconstruction du pays. C’est une excellente opportunité. Je crois au dialogue ». 

« Au sujet des anciens ministres de Ben Ali, il n’y a pas vraiment de choix, il faut être réaliste quand même », explique-t-il.« Si vous voulez des gens qui ont du métier et savent ce qu’ils font, il  faut faire appel à ces personnes », poursuit Slim Amamou. 

« Le net a contribué à faire tomber le gouvernement »

Selon lui, internet a été déterminant dans cette révolte et dans la rapidité des évènements. « La plus grande masse des Tunisiens sont sur Facebook. Ils ont permis de lancer des appels à manifester, à protester (…) Sans le net, les gens ne se seraient pas informés, ne se seraient pas mobilisés, et n’auraient pas fait tomber ce gouvernement. »

Le blogueur pense aussi que sa nomination « n’est pas une manière de s’assurer du soutien des internautes mais de s’approcher d’eux et d’avoir leurs avis (…) Je vais essayer aussi de faire en sorte que le gouvernement soit plus connecté ». 

 Lundi, le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi a annoncé une « liberté totale de l’information », la libération des prisonniers d’opinion, la levée de  l’interdiction de toutes les organisations non-gouvernementales dont la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH). Dans le nouveau gouvernement,  il n’y a pas de ministère de l’Information.

Par Anne BRIGAUDEAU et LN – France2.fr

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