Tunisie : une priorité, l'annulation de l'autorisation de "tirer à vue"

Publié le par dan29000

 

 

 

Amnesty international

Tunisie : l’autorisation de « tirer à vue » doit être annulée



Vendredi 14 janvier, Amnesty International a invité les autorités tunisiennes à annuler l’autorisation de « tirer à vue », après qu’une vague de manifestations a manifestement provoqué le départ du pays du président Zine el Abidine Ben Ali et que l’état d’urgence a été imposé.

 

L’équipe de recherche envoyée en Tunisie par Amnesty International a fait état de messages diffusés dans les médias qui avertissent que les rassemblements de plus de trois personnes ne seront pas tolérés et que toute personne bravant le couvre-feu s’expose au risque d’être abattue. Après cette annonce, l’équipe a signalé avoir entendu des coups de feu.

 

« Il est tout simplement irresponsable de conférer le pouvoir de " tirer à vue ", a indiqué Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. Ce n‘est pas en continuant à tirer sur les manifestants que l’ordre public pourra être rétabli. Les autorités doivent mettre un terme à la répression sanglante. »

 

En conférant ce pouvoir, les autorités semblent donner l’autorisation aux forces de sécurité tunisiennes de commettre des exécutions extrajudiciaires – en violation de l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui garantit le droit à la vie et précise que nul ne peut être arbitrairement privé de la vie.

 

« Les autorités tunisiennes ont la responsabilité de maintenir la loi et l’ordre public et de protéger les droits des citoyens et la sécurité de la population, a expliqué Hassiba Hadj Sahraoui.

 

« Toutefois, les droits humains doivent être respectés, même dans des situations d’urgence. Toute mesure prise par l’État, y compris le fait d’invoquer les pouvoirs accordés au titre de l’état d’urgence, doit être pleinement conforme aux normes internationales relatives aux droits humains.

 

« Une telle autorisation accordée aux militaires et aux forces de sécurité, alors que la situation est très instable, pourrait être la porte ouverte à de nouvelles violences et à des homicides, s’est inquiétée Hassiba Hadj Sahraoui. Les policiers comme les militaires doivent savoir qu’ils ne peuvent se cacher derrière des ordres pour tirer sur des manifestants et qu’ils auront à rendre compte de leurs actes. »

 

Au titre de l’article 4 du PIDCP, la Tunisie ne doit en aucune circonstance suspendre les droits fondamentaux, notamment le droit à la vie, l’interdiction de la torture et d’autres formes de mauvais traitements, ainsi que les principes fondamentaux d’équité des procès et du droit de ne pas être soumis à la détention arbitraire. Certains droits peuvent être restreints, « [d]ans le cas où un danger public exceptionnel menace l’existence de la nation », mais seulement « dans la stricte mesure où la situation l’exige », sous réserve que ces mesures ne soient pas incompatibles avec les autres obligations qu’impose le droit international. En outre, le gouvernement est tenu d’informer immédiatement le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies des dispositions auxquelles il a dérogé, ainsi que des motifs à l’origine de cette dérogation.

 

« Après plus de 20 années de répression impitoyable, les autorités tunisiennes doivent maintenant prendre conscience qu’il est temps pour elles de rendre des comptes, a assuré Hassiba Hadj Sahraoui. Elles doivent revenir sur l’autorisation de " tirer à vue " et, pour que la Tunisie avance, réformer en toute priorité les services de sécurité. »

 

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SuperNana 19/01/2011 09:57



Bonjour Dan,


J'avoue être un peu "larguée" sur ce qu'il se passe actuellement en Tunisie ...


Pourquoi avoir repris des ministres de l'ancien régime ... pour faire vraiment la révolution ou bien parce qu'ils n'ont pas compris le risque encouru
...


Qui dirige ? Qui gouverne ? Combien sont partis de ministres ???


Comment remettre vite et bien la démocratie ... et chez nous, Allio-Marie qui continue à nous faire croire qu'elle n'est pas xénophobe ... lamentable de chez
lamentable ...


J'ai un peu peur que tout cela finisse à feu et à sang ... Ce serait dramatique pour ce pays et ses habitants ... Que peut-on faire pour eux
???


Bon courage à toi, Dan. Bon mercredi ... Je pense beaucoup à toi ... Je t'admire vraiment ...


A bientôt. Bizzzzzzzzzzzz ...


Sincère Amitié,


SuperNana



dan29000 19/01/2011 10:37



merci pour tout cela,


c vrai la situation n'est pas simple en Tunisie, ce qui est normal, ce qui est très clair, c'est qu'un dictateur est parti, mais LA DICTATURE est toujours là, avec sa police, ses milices, ses
cadres et surtout avec son parti le RCD, et  quand au gouvernement tous les postes important sont aux mains sanglantes du RCD, cela s'appelle une tentative de mystification, laquelle ne
prend pas , car ils sont face à un peuple conscient, et très instruit, qui a vraiment souffert depuis un quart de siècle, qui vient de payer un lourd prix (80 morts) et qui ne va pas se laisser
confisquer sa victoire, mais le processus sera long, très long...


Bonne journée aussi, et bises...