"Un mot, des morts", défendre le droit au séjour des étrangers gravement malades

Publié le par dan29000

 

 

LDH

Campagne « Un mot, des morts » - Pour défendre le droit au séjour des étrangers gravement malades vivant en France


Campagne signée par la LDH

 


 

Nous lançons la campagne « Un mot, des morts » [1] pour sauver le droit au séjour pour soins des étrangers gravement malades résidant en France. Ce droit est menacé par le projet de loi sur l’immigration qui sera examiné en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale à partir du 8 mars prochain. Depuis 1998, un étranger gravement malade résidant en France est protégé contre toute mesure d’expulsion et peut obtenir une carte de séjour s’il ne bénéficie pas d’un « accès effectif » au traitement dans son pays d’origine. Ce dispositif actuel concerne 28 000 personnes (chiffre stable depuis 2006), soit 0,8 % des étrangers vivant en France. [2]

 

Aujourd’hui, une partie des députés, soutenue par le gouvernement, veut remplacer cette notion d’« accès effectif » au traitement par celle de « disponibilité ». Ils prétendent qu’il s’agit d’une simple précision alors que cela remettrait fondamentalement en cause ce droit.

 

En effet, ce n’est pas parce qu’un traitement est « disponible » dans un pays qu’il y est « accessible ». Ruptures de stocks, inexistence de couverture maladie, insuffisance de l’offre quantitative et qualitative de soins, prix prohibitifs des traitements ou encore manque de personnel soignant peuvent entraver l’accès effectif aux soins.

 

Alors que le Sénat a rejeté l’amendement en première lecture, le gouvernement s’obstine.

 

S’il est retenu, ce texte forcera les étrangers à rester dans l’irrégularité, mettant leur santé en péril, avec un risque de recrudescence des maladies infectieuses telles que le VIH, les hépatites ou la tuberculose. Ces personnes vivront dans l’angoisse d’une expulsion, synonyme de condamnation à mort dans leur pays où elles ne pourront se soigner. Par ce seul mot inséré dans la loi, « indisponibilité », la vie de milliers de personnes sera mise en danger.

 

C’est pour cette raison que, nous, associations de malades, de migrants, de médecins, de défense des droits des étrangers, de lutte contre le sida, nous unissons autour de la campagne « Un mot, des morts ». [3] Nous nous opposons à cette restriction et demandons le maintien de la loi dans ses termes actuels. [4]


 

Retrouvez le site dédié sur www.unmotdesmorts.org


 

Signataires : ACT UP-PARIS, AIDES, CATRED, COMEDE, CRETEIL-SOLIDARITE, FASTI, FTCR, LDH, MDM, MFPF, MSF, RAAC-SIDA, SIDACTION, SOLIDARITE SIDA

 

Télécharger l’affiche et le flyer.

Notes

[1] Campagne réalisée par la graphiste Carole Peclers

[2] Rapport au Parlement, les orientations de la politique de l’immigration, CICI, décembre 2009

[3] Campagne réalisée par la graphiste Carole Peclers

[4] Pour plus d’éléments sur la mobilisation contre la suppression du droit au séjour pour soins : http://www.odse.eu.org/Reforme-du-d...

 

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Mitsuko 07/03/2011 07:17



Bonjour Dan,


J'ai dû rêver mais je croyais que les étrangers gravement malades bénéficiaient d'un droit de séjour différent et que l'état français soignait ces malades quand ils sont sur le territoire
français ... d'autant plus qu'il faut éviter des contagions ... visiblement aujourd'hui, il y a un grand retour en arrière ????


Bon lundi à toi. Bises.


Mitusko



dan29000 07/03/2011 11:19



Non tu n'as pas rêvé, cela existait, mais cela est en train de changer, et pas en mieux...! bon lundi à toi