Valentigney : Mohamed Boukrourou mort sous les coups de la police ?

Publié le par dan29000

 Lundi 16 novembre, la procureure de la République de Montbéliard a ouvert une information " en recherche des causes de la mort" confiée à un juge d'instruction dans l'affaire Mohamed BouKrourou, cet homme de 41 ans décédé jeudi 12 novembre suite à une interpellation musclée dans une pharmacie de Valentigney.
Les investigations devront déterminer l'état physique et mental de la victime qui souffrait d'une pathologie psychologique pour laquelle elle était suivie médicalement. Elle a précisé qu"il "n'y a pas eu de coups échangés"" et que Mohamed Boukrourou "n'est pas mort étouffé", ajoutant : "La détresse respiratoire constatée par les policiers et les pompiers n'est pas la cause de la mort. Quant aux traces constatées par la famille sur le visage, d'après le médecin légiste, elles ont pu être causées par le frottement du visage sur le sol. Une personne interpellée est toujours maintenue à plat ventre".

Le MRAP se porte partie civile
L'Association demande que toute la lumière soit faite sur la mort suspecte de M Boukrourou
Vendredi 20 novembre, le MRAP, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, saisi par la famille, a annoncé qu'il se portait partie civile dans cette affaire.
L'organisation "s'associe à la famille pour demander que toute la vérité soit faite sur les circonstances de la mort de Mohamed Boukrourou" et "condamne les méthodes d'interpellation", selon son communiqué précisant : "Une fois de plus, de fortes interrogations se posent quant aux causes d'une violente interpellation policière, disproportionnée à l'encontre d'un homme seul et sans problème".
"Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, deux petites filles pleurent leur papa parce qu'il a refusé des médicaments génériques", déclare le MRAP.

Le 13 novembre à Valentigney, Mohamed Boukrourou, 41 ans, avait été traîné dans un fourgon par des policiers, appelés par un pharmacien inquiet de l'"état d'énervement extrême" de ce client qui protestait contre la qualité des médicaments qui lui avaient été remis.
Victime d'un arrêt respiratoire dans le véhicule de police, l'homme avait été reconduit dans la pharmacie où il est décédé à 18h05. D'après l'autopsie, la victime est décédée suite à une "conjonction d'une altération vasculaire cardiaque et d'un stress aigu", selon le parquet.


La Commission de déontologie est saisie 

Mardi 24 novembre, la sénatrice parisienne des Verts Alima Boumediene-Thiery a annoncé vouloir saisir la commission nationale de déontologie de la sécurité, suite à la mort de Mohammed Boukrourou. Elle demande que la lumière soit faite sur les circonstances du décès.


Le décès suite à des violences policières n'est hélas pas le premier en 2009. La mort de Mohamed nous rappelle celle d'Ali Ziri à Argenteuil cet été. Les exactions policières sont de plus en plus nombreuses en France, les uns perdent un oeil, les autres la vie. On dirait que les protégés d'Hortefeux se sentent au-dessus des lois, surtout quand les victimes se nomment Ali ou Mohamed. Sans doute est-ce cela l'identité nationale que propose ce gouvernement ?


POUR EN SAVOIR PLUS, C'EST LA :


Doubs : Mohamed, mort dans un fourgon de police !

 

Publié dans actualités

Commenter cet article

souscrire mutuelle 27/11/2009 10:31


mes sympathies a la famille endeuillé.merci pour cette article
a bientot