Valognes, Stop Castor 2011 : de nouveau la répression, solidarité !

Publié le par dan29000

Nous transmettons un message de la "legal team" (équipe de soutien juridique) de Valognes.

La meilleure façon de montrer qu'on ne cède pas face à l'intimidation est de venir nombreuses et nombreux au Chefresne les 22, 23 et 24 juin !

 

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Valognes, train Castor 2011 : trois nouvelles personnes en procès en
octobre 2012 !

En novembre de l’année dernière, année qui restera tristement celle de la
catasptrophe de Fukushima, un camp antinucléaire a eu lieu à Yvetot
Bocage, à côté de Valognes dans le Cotentin (50). Ce camp autogéré
appelait à perturber le passage du train CASTOR (train de déchets
nucléaires hautement radioactifs) qui se rendait à Gorleben, en Allemagne,
où l’attendaient quelques dizaines de milliers de contestataires à travers
tout le pays, comme chaque année à la même période depuis une vingtaine
d’années. Le mot d’orde, ici dans le Cotentin, « Le train CASTOR ne
passera pas comme ça ! » était l’occasion de vivre une opposition
concrète, sur le terrain, au nucléaire et au monde qui va avec.

Trois des personnes ayant répondu aux médias ce jour-là sont aujourd’hui
convoqués le 9 octobre 2012 à 10h au tribunal de Cherbourg et accusés de :
- Complicité de destruction de biens d’autrui par l’effet d’un moyen
dangeureux pour les personnes (guérites de signalisation de la SNCF
incendiées, déballastage, soulèvement des rails)
- Incitations directes (écrit, parole, image : tracts, blog, affiches,
communiqués, conférence de presse) ayant provoqué un attroupement de
plusieurs centaines de personnes dont certaines étaient armées (fumigènes,
armes blanches et containers lacrymogènes…)
- Organisation d’une manifestation sur la voie publique ayant été interdite

Ces dernières semaines…
Quatre personnes ont été auditionnées : le propriétaire du champ (incité,
en vain, à la délation) et trois des personnes qui ont réalisé des
interviews télévisées sur le camp de Valognes. Le raisonnement policier
semble être le suivant : la place des personnes inculpées dans les médias
serait la marque de leur «rôle prépondérant au sein du collectif»,
c’est-à-dire de l’organisation du camp, de la communication (tracts,
affiches, blog) et de la coordination des actions sur le terrain. Il est a
noté qu’il y a eu, à ce jour, deux perquisitions. La gendarmerie cherchait
surtout des petits papiers, des cartes du terrain, des carnets d’adresse…

Les personnes poursuivies n’ont pas encore eu accès au dossier, mais il
semblerait que la justice cherche à les rendre juridiquement coupables
d’une détermination collective, et à leur faire porter cette
responsabilité “morale”.

Il ne faut pas oublier que 6 personnes se sont retrouvées au tribunal fin
janvier et début février suite à leur interpellation le jour de l’action,
le 23 novembre 2011, que certains sont en appel, et que les deux vagues de
poursuites sont nécessairement liées. La période de cette nouvelle vague
d’intimidation n’est pas non plus anodine : elle arrive un mois avant le
camp anti-THT, dans la Manche lui aussi, où les gardes-à-vues, les
auditions et les contrôles d’identité pleuvent depuis plusieurs semaines.
La solidarité est de mise.

Nous appelons tous les réseaux antinucléaires, militants et mouvements
sociaux, ceux qui ont soutenu le camp d’une manière ou d’une autre, les
réseaux proches et les personnes sensibles à manifester leur solidarité
face à ce procès qui constitue une attaque réelle à la possibilité même de
lutter contre le nucléaire. Les rencontres et les “complicités” ne
manqueront pas de se renforcer face à cette nouvelle intimidation.

Collectif de soutien aux personnes poursuivies suite à “Valognes Stop Castor”



Publié dans environnement

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