Viry-Chatillon : La police poursuit sa chasse aux Roms

Publié le par dan29000

COMMUNIQUE DU MRAP

Violence et arbitraire policiers contre les roms de Viry-Chatillon le 25 novembre 2009

Le MRAP apprend avec indignation, les conditions d' intervention brutales et inhumaines de la police dans un lieu de vie précaire occupé par des familles Roms à Viry-Chatillon, le 25 novembre dernier à 7h du matin. 
Des renseignements qui nous ont été communiqués, il ressort que les habitants de ce squat, enfants compris, ont été réveillés brutalement, jetés dehors sans pouvoir s'habiller, sans même pouvoir mettre leurs chaussures et molestés s’ils n’allaient pas assez vite.
Une fois dehors - dans la nuit et le froid - les habitants ont dû passer un par un devant un "policier caméraman" qui les a filmés, en les faisant éclairer avec une torche électrique. 
Leurs papiers d'identité ont été ramassés, vérifiés, puis jetés aux pieds des interpellés "comme à des chiens" dira un témoin. 
Un autre témoin, membre d'une association de soutien, s'est vu écarté des familles, puis sur son insistance, un policier lui a déclaré que le Capitaine allait lui parler. Au moment du départ de la police, comme le soutien associatif n' avait encore rencontré aucun responsable policier et qu'il s'en inquiétait, un policier s' est moqué de son titre de "responsable". 
Le MRAP s'élève avec vigueur contre de tels comportements, indignes de la police républicaine française, qui violent les articles 1 et 2 du code de déontologie de la Police ainsi que l’article 7 qui stipule notamment que le fonctionnaire de police nationale «a le respect absolu des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leur origine, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou philosophiques ».  
En conséquence, et face à ces manquements imputables à des services de sécurité, le MRAP demande qu'une enquête soit très rapidement diligentée et que les policiers coupables soient sanctionnés. Ainsi, le service juridique du MRAP saisira l’Inspection générale des services de la police nationale, le procureur de la République du Tribunal de Grande Instance d’Evry et la Commission nationale de déontologie de la sécurité pour que toute la lumière soit faite dans cette affaire. 

Paris, le 27 novembre 2009.

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