WIKILEAKS frappe la diplomatie US, avec OWNI.FR pour la France : Statelogs

Publié le par dan29000

 

 

 

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Statelogs: Un nouveau monde?

 

 

 

Lors de la publication des Warlogs irakiens, WikiLeaks nous avait directement contacté pour fournir l’application qui permettait de naviguer à travers les rapports de situation écrits par l’armée américaine. Cette fois-ci, à quelques heures d’une fuite de mémos diplomatiques qui pourrait être la plus importante de l’organisation, nous sommes dans une situation qui ne nous rend pas dépendants d’une clause de confidentialité. Les mains libres, nous sommes accompagnés par Slate.fr et Lesoir.be, partenaires de l’application que nous avons développée, et qui sera en ligne dès dimanche. A partir de lundi, ils mobiliseront leurs équipes pour nous aider à disséquer les documents les plus intéressants.

Les équipes d’OWNI ont convenu d’appeler cette opération #Statelogs.

Voici notre récit, notre travail journalistique, augmenté du travail des développeurs et de nos partenaires.

 

EXTRAITS EN DATE DE DIMANCHE 23 H /

 

22h45: WikiLeaks commence à publier les mémos

Sur cablegate.wikileaks.org, l’organisation commence à publier une partie des Statelogs et annonce qu’ils seront mis en ligne au fil de la semaine.

[22h40] La “pieuvre” iranienne. Un grand nombre de documents divulgués font état de la méfiance des dirigeants arabes face au pouvoir iranien. Les cinq journaux contactés par Wikileaks font état de la crainte suscitée par le régime des mollahs, que les diplomates jordaniens comparent à une “pieuvre étendant ses tentacules” qui doivent être “coupés”, rapporte un télégramme en date d’avril 2009 que reprend Le Monde. Les velléités nucléaires du pays inquiètent en particulier la région du Golfe, qui doute de la capacité des États-Unis à trouver un terrain d’entente en la matière avec le pouvoir iranien.

[22h35] La Corée du Nord en question. Les mémos publiés rendent compte d’une discussion entre autorités sud-coréennes et américaines sur l’éventualité de l’effondrement du régime nord-coréen et la réunification des deux Corées qui s’en suivrait. Les échanges entre diplomates évoquent des accords commerciaux arrangeants avec la Chine afin d’“apaiser l’inquiétude” suscitée par cette réunification.


22h10: “C’est aux gouvernements de protéger les secrets, pas aux journalistes”

Dans une tribune pour le Guardian, l’éditorialiste britannique Simon Jenkins défend la démarche de publication des médias, en expliquant que “c’est aux gouvernements de protéger leurs secrets, pas aux journalistes”. De la même façon, il réfute l’idée selon laquelle la mise en ligne des Statelogs serait dangereuse, en soutenant que “la vulgarité de Nicolas Sarkozy ne fera aucun mal“.

Retrouvez notre article “Statelogs, de la profondeur plus que de la transparence”, qui explique les raisons pour lesquelles OWNI publie les mémos.
21h45: La diplomatie du chantage

Selon le New York Times, certains mémos révèlent que les autorités américaines, afin de vider les geôles de Guantanamo, ont savamment fait jouer leurs atouts. Aux autorités slovènes, ils promettent une entrevue avec le président Barack Obama… contre la prise en charge d’un détenu retenu sur l’île cubaine. Aux représentants des îles Kiribati, ils leur suggèrent de prendre en charge quelques prisonniers… moyennant une poignée de dollars.


21h: Le Département d’Etat américain a-t-il fourni des éléments de langage?

Charles Rivkin, l’ambassadeur des Etats-Unis en France, défend son rôle de diplomate dans une tribune du Monde, intitulée “La diplomatie et la confidentialité“, et s’inquiète de la publication de mémos conçus pour rester confidentiels. Sa prose ressemble étrangement à celle de… l’ambassadeur des Etats-Unis en Haïti, et quelques passages à la limite du copier-coller semblent attester l’existence d’éléments de langage fournis par l’administration américaine

 

20h45: Espionnage généralisé

D’après certains rapports consultés par Le Monde, l’Intelligence Community américaine, qui regroupe toutes les agences de renseignement, aurait directement incité les diplomates à compiler des informations confidentielles sur des représentants d’autres pays, y compris alliés:


Les diplomates américains à l’ONU doivent transmettre “toute information biographique et biométrique” sur leurs collègues des pays du Conseil de sécurité, y compris les alliés britanniques et français, et sur les dirigeants de nombreux pays.


La frontière entre espions et diplomates se fait de plus en plus floue, si on en croit de nombreux mémos analysés par le New York Times. Les diplomates doivent en effet procéder à la collecte d’informations de plus en plus pointues, tâche habituellement dévolue aux agents de la CIA : collecte de numéros de téléphone, d’emplois du temps, d’adresses mail… Un télégramme, signé de la main d’Hillary Clinton, fait des données biométriques des représentants nord-coréens à l’ONU une des priorités des diplomates américains.

Des données plus larges ont été également demandées à certains diplomates, comme le taux de contagion du VIH au Congo ou la présence de terroristes d’Al Qaeda du Hamas et du Hezbollah à la frontière du Paraguay, du Brésil et de l’Argentine.

Ce qui n’est pas sans poser problème. Le New York Times rapporte les inquiétudes de certains diplomates en poste ou retraités qui expliquent que cela risque de fragiliser leur position, de les exposer aux soupçons et leur ferait même dans certains cas risquer une expulsion. D’autant plus que les diplomates ne sont pas formés à ce type de pratiques, rappelle un ancien ambassadeur US.

20h10: Des révélations sur l’incident entre Google et la Chine

Dans son édition spéciale, le New York Times évoque les coulisses de l’incident entre Google et la Chine, au mois de janvier. D’après le quotidien américain, le Politburo chinois se serait directement introduit sur les réseaux de l’entreprise américaine, comme en atteste le témoignage d’un informateur chinois auprès de l’ambassade américaine en Chine. Toujours selon le New York Times, ces manoeuvres de piratage seraient diligentées par Pékin depuis 2002, visant les entreprises étrangères ou les soutiens au dalaï-lama.


19h45: 3.775 mémos concernant la France

Le Spiegel a mis au point une carte interactive mettant en scène les mémos sur le points d’être publiés. On y apprend que 3775 mémos diplomatiques concernent directement la France. En outre, 22 mémos ont pour sujet le Parlement européen à Strasbourg, 93 sont consacrés à l’UNESCO dont le siège est à Paris et 5 ont pour objet Marseille.


19h28: La mise en ligne des leaks est engagée

Le New York Times, le Guardian, El Pais, le Spiegel et Le Monde ont tous mis en ligne leur couverture des mémos.

Le Monde confirme par ailleurs travailler sur les mémos concernant la France.

Nous travaillons actuellement à la mise en ligne opérationnelle de notre application et intégrerons les leaks au fur et à mesure de la soirée.

SOURCE / OWNI.FR

 

Pour voir leur site et l'application en temps réel, c'est ICI 

 

 

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