Grèce : solidarité avec les enseignants

Publié le par dan29000

La « Troïka intérieure » a décidé de rallonger de 2h hebdomadaire minimum le temps de travail des enseignants du second degré, et d’envoyer des milliers d’enseignants « combler les trous » loin de chez eux.

 

 

Motifs de ces mesures anti-pédagogiques : faire travailler plus et gagner moins, mais aussi « dégraisser le mammouth », ce lieu commun du libéralisme, avec comme effet le licenciement de 10 000 profs remplaçants ou à salaire horaire. Et bien entendu attaquer un des syndicats les plus présents dans les mobilisations de rue contre le mémorandum.

Les trois partis du gouvernement ont choisi leur moment pour cette opération : un peu avant les examens de Terminale, sorte de concours dont la préparation coûte et argent aux familles (cours privés généralisés) et stress aux élèves puisqu’il s’agit d’un concours déterminant pour savoir dans quelle fac du pays on pourra rentrer.

Avant même que l’appel de la direction nationale d’OLME ait été approuvé par les structures locales, le gouvernement s’organise pour réquisitionner les enseignants et a déjà transformé les journalistes en petits soldats du discours officiel : samedi 11 mai, sur la chaîne publique, un « débat » opposait 7 journalistes … tous d’accord pour condamner l’action d’OLME ! Et le ministre de l’Éducation ose s’inquiéter des problèmes psychologiques créées chez les élèves par cet appel à la grève... Indécence d’un gouvernement dont la politique pousse des centaines de personnes à des tentatives de suicide.

Du côté d’OLME, le président (tendance parti de la droite) reste ferme sur la grève, pour la dignité des enseignants, ceux qui resteront et ceux qui demain pourraient être licenciés. OLME, qui appelle la confédération du privé GSEE et la fédération du public ADEDY à une grève nationale de soutien le 17 mai, aurait dû préparer cette action plus en lien avec les élèves et les familles. Pour autant il est indispensable de soutenir de toutes nos forces une lutte qui s’annonce dure et aux conséquences très importantes.

 

A. Sartzekis, Athènes

 

 

SOURCE / ESSF

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