Martinique : baisse du pouvoir d'achat et pensions en chute libre chute

Publié le par dan29000

En Martinique plus qu’ailleurs, baisse du pouvoir d’achat des pensions en chute libre.

Le Medef a bien réussi son forcing pour que les négociations sur les régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, l’Arrco et l’Agirc, puissent se conclure par une décision scélérate de revaloriser les pensions versées par les deux régimes à un niveau inférieur de un point à l’inflation, et ce, depuis le 1er avril et pendant cinq ans.
Pour les pensionnés en Martinique ce recul de droit équivaut à une double peine puisque l’inflation en Martinique étant supérieure d’un point à l’indice national, l’alignement du calcul sur l’indice national fait perdre aux pensionnés Martiniquais deux points de revalorisation.
À cette décision hérétique s’ajoutent les frais de santé toujours plus élevés en raison des désengagements successifs imposés à l’Assurance Maladie qui entrainent l’augmentation importante des complémentaires santé pour celles et ceux qui peuvent encore se les payer, les franchises mises en place, les dépassements d’honoraires insupportables etc…
Du côté gouvernemental, il se dit que les pensions versées par les régimes de base, la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) et la MSA (Mutualité Sociale Agricole) ainsi que celles des fonctionnaires pourraient connaître le même traitement, compte tenu de l’objectif de réduction de la dette, et donc des dépenses publiques.
Pourquoi les dettes de l’État et les déficits publics doivent être un argument pour justifier la baisse des dépenses publiques et réduire les prestations sociales alors que perdurent d’énormes cadeaux fiscaux fait au patronat ?
Au-delà des arguments trafiqués, il faut bien observer que cette décision arrive, alors que chacun le sait, il n’y avait aucune infortune à désespérer des finances des caisses de retraites complémentaires. En effet il suffiraitd’une augmentation de la cotisation patronale pour équilibrer les régimes et le problème était résolu.
Mais dans le contexte actuel, c’est une guerre sociale qui est livrée et il faut considérer que les attaques du patronat sont sérieuses et ne pourront être annihilées en agissant uniquement sur le tapis vert de la négociation.Les patrons ont dans leurs intentions la volonté d’appauvrir un peu plus les plus terrassés de la société en baissant leur pouvoir d’achat ou en rabotant les futurs droits !
Cette méthode doit nous parler et convaincre ceux d’entre nous qui hésitent encore à s’organiser pour la lutte, car, il va falloirs’impliquer encore et encore pour faire reculer leurs intentions voraces et c’est de la seule mobilisation des salariés,tant en Martinique qu’en France, que pourra dépendre d’autres choix.

SOURCE / CGTM

Publié dans actualités

Commenter cet article