SCOP : une des réponses à la crise

Publié le par dan29000

Les Scop sont plus que jamais une réponse à la crise

La Confédération générale des Scop a publié son bilan pour l’année 2012 des créations de sociétés coopératives. 248 Scop ont été créées l’an passé pour 1600 emplois net, principalement dans les services. Des sociétés qui se montrent dynamiques et plus résistantes à la crise.

En 2012, les Scop ont contribué à la création nette de 1.600 emplois, soit une hausse de 4%. Si 63% des emplois générés sont issus de nouvelles coopératives, près d'un quart sont des postes consolidés par les transmissions d'entreprises saines à leurs salariés. Un modèle qui permet de s’affranchir des logiques purement financières.
Les Scop ont été mises en avant par l’actualité, les Sea France ont réussi à reprendre une partie de leur activité sous forme de Scop, les Fralib essayent encore. Pourtant la reprise d’entreprise en difficulté en coopérative ne représente que 5 % des nouvelles Scop. La très grande majorité, 70 %, sont des créations ex nihilo, 15% des transformations d'associations et 10% des transmissions d'entreprises saines.

Une plus grande résistance économique

La Confédération générale des Scop se félicité de la bonne vitalité des coopératives : la dynamique des sociétés coopératives et participatives enregistrée depuis 2008 (+9%) s'est confirmée en 2012 avec 248 nouvelles créations, portant à 2.165 le nombre de coopératives et 43.860 le nombre de salariés (dont 23.370 salariés associés). « Même si en valeur absolue ces chiffres peuvent paraître modestes, ils témoignent néanmoins d’un attrait pour le modèle dont les spécificités statutaires (gouvernance démocratique et répartition équitable des résultats) assurent une plus grande pérennité » explique le communiqué. Le dynamisme économique est également certain, le chiffre d’affaire des Scop françaises atteint 4 milliards d’euros. En moyenne, de 40 à 45% des bénéfices sont par ailleurs distribués aux salariés sous forme de participation.
La Confédération générale des Scop souligne en outre la pérennité des Scop: parmi celles ayant vu le jour il y a trois ans, 82,5% poursuivent aujourd'hui leur activité, une vraie performance en ce contexte de crise.

Un modèle à développer

Les petites coopératives restent reines (59,4% ont moins de 10 salariés) et celles employant plus de 250 salariés ne dépassent pas les 1%. La moyenne est un peu supérieure à 20 salariés par coopérative. Si le secteur des services (production audiovisuelle, édition, services informatiques, architecture, ingénierie) a été le plus fécond en 2012, la construction et l'industrie manufacturière restent en tête de peloton et emploient 43% des co-entrepreneurs.
Mi-avril, le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire Benoît Hamon a évoqué un projet de loi en préparation pour faciliter la reprise de PME par leurs salariés, en abaissant à 30% (contre 50% actuellement), durant une phase transitoire, la part de capital nécessaire pour y obtenir le pouvoir décisionnel. Ce qui permet une gouvernance démocratique, chaque associé dispose d'une voix lors de l'assemblée générale, quelle que soit la part du capital détenue.

SOURCE / L'HUMA

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