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Madame, Monsieur,

Un groupe de chercheurs travaillant en France pour l'INSERM, le CNRS et l'INRA vient de lancer l'alerte :

Des substances chimiques, appelées « SDHI » - pour inhibiteurs de la succinate déshydrogénase - aux effets potentiellement dévastateurs pour les abeilles et les pollinisateurs, sont utilisées à très grande échelle depuis 10 ans en France et en Europe pour tuer les champignons et les moisissures qui s'attaquent aux cultures et aux récoltes...

...Sans qu'aucune des autorités sanitaires qui ont donné leur feu vert pour les commercialiser n'ait cherché RÉELLEMENT à en mesurer la dangerosité ni les effets qu'ils pourraient avoir sur les abeilles, l'environnement ou la santé humaine... 

...laissant ainsi officiellement "en toute sécurité" les agriculteurs, les maraîchers et les gestionnaires de pelouses de golf qui les utilisent en quantités astronomiques se mettre en danger, et empoisonner à grande échelle notre environnement - sans même soupçonner les dégâts qu'ils pourraient provoquer.

Alertée, l'ANSES (l'autorité sanitaire française chargée d'évaluer les produits) a balayé d'un revers de la main les arguments et les craintes des chercheurs travaillant pourtant pour des laboratoires publics parmi les plus réputés du pays - allant jusqu'à les discréditer devant les députés pendant une audition parlementaire (1)...

...Refusant de suspendre la vente du boscalid, le SDHI le plus vendu en France, que même l'EPA, l'autorité sanitaire américaine souvent laxiste envers l’agrochimie, a classé comme "cancérigène probable" (2)

Refusant même de financer (ce qui aurait été la plus élémentaire précaution !) les études proposées par les scientifiques pour permettre de réévaluer rapidement la toxicité de tous les SDHI vendus en France et en Europe – et préférant ainsi protéger les centaines de millions d'euros de bénéfices que les firmes agrochimiques retirent chaque année de la vente de ces produits... au détriment de l'intérêt public.

Choqués par la réaction de l'ANSES et particulièrement inquiets des conséquences de ces choix très peu scientifiques, les chercheurs ont convaincu POLLINIS de lancer l'alerte à grande échelle et de mobiliser d'urgence les citoyens pour forcer une réaction salutaire des responsables politiques :

S'il vous plaît, signez au plus vite la pétition au Président de la République française, pour lui demander solennellement le retrait en France du boscalid et de toutes les substances SDHI, et la réévaluation en urgence de leur toxicité et leurs effets réels sur les pollinisateurs et l'environnement - mais aussi sur la santé !

18MHC je signe

Notre association POLLINIS a déjà rassemblé 200 000 signatures pour faire retirer les SDHI du marché européen (3). Et lancé une souscription publique pour financer les premières recherches indépendantes sur les SDHI et forcer l'ANSES et les responsables politiques à réagir.

Alors même que la France est en train de réussir le tour de force historique de faire interdire les néonicotinoïdes responsables de décennies de massacre des abeilles…

…elle laisse l’agrochimie déverser sur son sol chaque année des centaines de tonnes de ces fongicides ultra-toxiques en toute impunité, et sans aucun contrôle.

C’est une véritable trahison de la confiance des citoyens que les autorités sanitaires sont censées protéger, d’autant plus inacceptable quand on sait que, depuis plusieurs années, les signaux d’alerte se multiplient contre ces substances – signaux sur lesquels les autorités ferment complaisamment les yeux…

- une étude de 2015 sur les effets du boscalid - le SDHI le plus répandu en France - sur les abeilles, a montré des effets similaires à la malnutrition : moindre consommation de pollen des butineuses, difficulté de digestion, qui occasionnent une plus grande vulnérabilité aux parasites et aux virus. (4)

- une étude similaire menée sur le Pristine, un fongicide dérivé du boscalid, montre une plus mauvaise digestion des protéines chez les abeilles et une baisse des taux de nourrissement de la colonie ; (5)

- une autre étude menée en Belgique sur 330 colonies pendant 10 mois a démontré une relation claire entre la présence de résidus de fongicide et la mortalité des colonies ; (6)

- une étude, menée au Canada a mis en lumière l’interaction mortelle entre les insecticides comme les néonicotinoïdes et les fongicides comme les SDHI : utilisés ensemble, leur impact dévastateur sur les pollinisateurs est décuplé ! (7)

- et les preuves de terrain s’accumulent, où les SDHI sont directement impliqués dans des épisodes de mortalité subite de colonies d’abeilles (en Ariège, dans la Sarthe, en Rhône-Alpes, en Wallonie…) (8)

Et que dire de cette toute récente étude, qui a montré que la durée prise en compte dans les tests de mortalité sur les abeilles était tout à fait caduque ? Alors que les fongicides comme le boscalid sont testés sur les abeilles pendant 10 jours seulement pour évaluer leur impact mortel, les chercheurs ont montré qu’elles succombaient bien plus tard, jusqu’à 30 jours après avoir été mises en contact avec le produit. (9)

Toutes ces études pourtant alarmantes ne sont pas prises en compte par les autorités sanitaires, qui – tenez-vous bien - préfèrent se fier aux études fournies par l’agrochimie elle-même pour évaluer la dangerosité des produits.

On marche sur la tête !

Seule une pression massive et immédiate au plus haut sommet de l’Etat pourra les forcer à prendre en compte ce scandale sanitaire et environnemental potentiel, qu’elles ont négligemment laissé passer pendant une décennie.

Avec des conséquences sur les abeilles, l’environnement et peut-être même la santé humaine qu’on commence à peine à évaluer…

Aidez-nous à interpeller le Président de la République, pour contrer par notre nombre et la force de notre mobilisation citoyenne la mainmise insupportable des lobbies sur les procédures et les autorités censées les contrôler !

18MHC je signe

Notre association s’organise pour mener le combat de front en France et en Europe, et nous avons besoin de la signature du plus grand nombre de personnes possible pour apporter du poids à notre action de plaidoyer.

Le 4 octobre dernier, nous avons été reçus par l’ANSES pour demander des études complémentaires, menées par des laboratoires non financés par l’industrie, pour évaluer de façon transparente et indépendante les effets cachés des SDHI sur les abeilles, les organismes bénéfiques à l’agriculture, et la santé humaine.

Leur réponse montre que leur stratégie est la même que pour le glyphosate : gagner du temps…

… pour ne pas couper à l’industrie trop brutalement une part de marché si juteuse !

C’est inadmissible !

Ils misent sur le fait que de simples citoyens n’arriveront jamais à avoir la force de réaction rapide nécessaire pour :

- faire éclater le scandale massivement et en un temps record

- financer eux-mêmes les études scientifiques indépendantes indispensables

- mettre une pression suffisante sur les responsables politiques pour obtenir un moratoire immédiat sur ces substances

Bien confortablement installés dans leur tour d’ivoire, les lobbies de l’agrochimie se frottent les mains, protégés par le rempart que les autorités sanitaires forment autour d’eux pour sauvegarder leurs intérêts.

Et il faudra sans doute des années de bataille acharnée, de mobilisations répétées des citoyens, la mort de millions d’abeilles supplémentaires et peut-être même la preuve de maladies incurables contractées à cause de leurs produits, pour parvenir à les atteindre…

…sauf si nous tapons du poing sur la table - extrêmement fort, et extrêmement rapidement, tous ensemble, dès maintenant.

C’est pour ça que je fais appel à vous : nous avons besoin de la participation urgente de chaque personne qui, dans ce pays, se soucie des abeilles, de la nature, de son alimentation et de sa santé et celle de ses enfants, pour propulser notre mobilisation à une échelle encore jamais atteinte, pour mettre une pression historique sur le Président de la République et obtenir un coup d’arrêt immédiat à l’utilisation de toutes les substances SDHI, en France et en Europe, tant que de nouvelles études sur leur toxicité n’auront pas été menées.

S’il vous plaît, ajoutez sans perdre un instant votre signature, et diffusez ce message pour nous aider à informer et rallier des dizaines, des centaines de milliers, peut-être même des millions de personnes supplémentaires à notre mobilisation.

Les preuves scientifiques et empiriques qui s’accumulent laissent présager un scandale digne de celui de l’amiante ou des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

Les scientifiques parlent de « bombe à retardement », dont les effets les plus graves ne pourraient être visibles que dans 10 ou 20 ans – notamment sur la santé humaine, avec à la clef cancers, maladies orphelines et affections sévères du cerveau, surtout chez les jeunes enfants. (10)

Et la mortalité soutenue de millions d’abeilles, qui met en péril l’ensemble de la chaîne alimentaire dont elles sont un maillon irremplaçable !

Ne laissons pas les grandes firmes agrochimiques déverser impunément ces poisons pendant des années de plus dans nos champs, et mettre en danger l’ensemble de l’écosystème et la santé de nos enfants !

SVP, ajoutez de toute urgence votre signature à la pétition au Président de la République, pour percer le bouclier de protection insupportable que les autorités sanitaires forment autour de l’agrochimie et ses intérêts à court-terme, et obtenir le retrait immédiat du boscalid et des autres fongicides SDHI en France et en Europe.

Notre équipe est en train de réunir les plus grands experts internationaux pour former un groupe de travail indépendant, pour évaluer sans attendre la dangerosité réelle de ces produits sur les organismes vivants.

Un travail que les autorités sanitaires ont honteusement négligé, et qui est pourtant indispensable si on veut enrayer le déclin dramatique dont sont victimes les abeilles, éviter une dégradation irréversible de notre écosystème, et empêcher un déferlement de maladies graves et incurables à l’avenir.

Chaque signature supplémentaire à notre pétition au Président de la République renforcera la légitimité de nos démarches, et augmentera nos chances d’obtenir rapidement gain de cause.

Je compte sur vous – pour les abeilles, l’environnement, et la santé de nos enfants. SVP, faites ces deux choses simples mais essentielles :

1/ Cliquez ici pour signer la Pétition au Président Emmanuel Macron – Stop aux fongicides SDHI tueurs d’abeilles !

2/ Transférez cet email à tous vos contacts, en particulier ceux qui se soucient des abeilles, de l’environnement, ou de leur santé, pour les informer et les rallier à notre combat.

Il n’y a plus une seconde à perdre : ensemble, coupons court à la stratégie de la montre imposée par l’agrochimie et les autorités sanitaires, et faisons pression au plus haut niveau de notre Etat pour obtenir le retrait de ces substances en France puis partout en Europe.

18MHC je signe

Merci par avance pour votre action.

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général

Pour accéder à la pétition, cliquez ici

Références :

(1) Assemblée nationale - Alimentation industrielle : Auditions diverses du jeudi 14 juin 2018

(2) BOSCALID – n° CAS : 188425-85-6, INERIS

(3) ©POLLINIS « PÉTITION À LA COMMISSION EUROPÉENNE POUR UN MORATOIRE IMMÉDIAT
SUR TOUS LES FONGICIDES SDHI TUEURS D'ABEILLES »

(4) Gloria Degrandi-Hoffman, Yanping Chen, Emily Watkins Dejong, Mona L. Chambers, Geoffrey Hidalgo; Effects of Oral Exposure to Fungicides on Honey Bee Nutrition and Virus LevelsJournal of Economic Entomology, Volume 108, Issue 6, 1 December 2015, Pages 2518–2528

 (5) Jacob B. Campbell, Rachna Nath, Juergen Gadau, Trevor Fox, Gloria DeGrandi-Hoffman, Jon F. Harrison ; The fungicide Pristine® inhibits mitochondrial function in vitrobut not flight metabolic rates in honey bees. Journal of Insect Physiology Volume 86, March 2016, Pages 11-16

(6) Simon-Delso N, San Martin G, Bruneau E, Minsart L-A, Mouret C, et al. (2014) Honeybee Colony Disorder in Crop Areas: The Role of Pesticides and Viruses. PLoS ONE 9(7): e103073. doi:10.1371/journal.pone.0103073

(7) « (...) si l’effet des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs est indéniable, il n’est pas le même selon les espèces ; il est en outre modulé par des facteurs extérieurs, qui parfois augmentent leur nocivité, comme le fongicide boscalid au Canada » Un cocktail de pesticides grandeur nature, Pour la Science – Marie-Neige Cordonnier 09/08/2017

(8) Bilan 2016 du réseau de surveillance des troubles des abeilles, DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes

Un apiculteur de Haute-Garonne perd deux millions d'abeilles et soulève un élan de solidarité, Noémie Bonnin pour France Bleu Occitanie – 14/05/2018

L'exposition des abeilles mellifères aux pesticides est-elle correctement estimée dans l’évaluation du risque? Louis HAUTIER 22 juin 2017 Wallonie recherche CRA-W

(9) N.Simon Delso et al. 2018 - Time-to-death approach to reveal chronic and cumulative toxicity of a fungicide for honeybees not revealed with the standard ten-day test

(10) A New Threat Identified in the Use of SDHIs Pesticides Targeting the Mitochondrial Succinate Dehydrogenase Enzyme, Benit, Bortoli, Huc, Schiff, Gimenez-Roqueplo, Rak, Gressens, Favier, Rustin in BioRxiv 289058

Voir aussi, au sujet des maladies liées à une défaillance de la SDH :

--
POLLINIS Association Loi 1901
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org
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Tag(s) : #environnement
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