Dans la police, un racisme structurel
Police! Un racisme structurel
Le racisme policier est un phénomène social réel. Outre la présence d'agents racistes, la police repose en partie sur des pratiques racialisées et sur certaines structures qui légitiment une myriade de stéréotypes sur les classes populaires racisées. S'il faut une réforme de la police, commençons déjà par reconnaître son racisme structurel.
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Précédemment, j’ai pris part au débat sur la violence policière que j’ai analysé comme une pratique structurelle, ancrée dans une double dimension capitaliste et raciale. Je voudrais maintenant intervenir plus longuement sur la question du racisme policier. En 2020, cette question s’est cristallisée au travers du mouvement Black Lives Matter, dont l’écho en France s’est déployé autour de la militante Assa Traoré. Avant de commencer, je vais poser un postulat que j'avais déjà réalisé pour mon précédent billet. En reprenant l'argument féministe NotAllMen, oui tous les agents de police pris dans leur individualité propre ne sont pas racistes, mais la majorité votent à l'extrême droite, certaines pratiques et structures policières sont racialisées, et l'écrasante majorité ne dit rien sur les actes et propos racistes de leurs collègues.

L’hypothèse du racisme systémique policier (qui ne veut pas dire systématique), sera présentée autour de trois idées : la composition partielle d’agents racistes au sein de la force armée – la racialisation des pratiques policières – des structures policières qui favorisent le racisme.

  

1. Le racisme décomplexé des agents de police

Depuis quelques années, les polémiques ne cessent de s’accumuler grâce aux lanceurs d’alerte de la police, mais aussi grâce aux enquêtes d’investigation des journalistes. Sans être exhaustif, je vais prendre quelques exemples, tout en sachant que cette liste n’est qu’une minorité des « choses connues ».

Dans son livre « Omerta dans la police » sorti en 2010, l’ex-adjointe de sécurité Sihem Souid décrit le quotidien de la police des frontières d’Orly. Entre racisme, homophobie, sexisme, et corruption, la jeune femme dénonce les pratiques illégales des agents de l’institution. La situation la plus humiliante décrite dans l’ouvrage est surement celle d’Antoinette, une femme française noire. Lors d’un contrôle, elle est enfermée nue en cellule et filmée par un agent de police avec un téléphone portable. Aucun des collègues de l’agent ne réagissent devant cette humiliation publique.

Le 21 décembre 2018, après avoir quitté la police, le lanceur d’alerte Nicolas Garnier témoigne du racisme quotidien de l’unité de la gare du Nord de Paris. Pour l’ancien agent : « Le pouvoir policier attire des personnes désireuses de mettre en œuvre leurs conceptions personnelles de la justice. On y trouve nécessairement une part importante d’engagements basés sur des ressentiments racistes, sexistes et de classe. » Il qualifie l'atmosphère de sa brigade « d’ambiance fasciste » : « Je suis tombé dans une brigade un peu spéciale, ambiance fasciste, qui prônait le nazisme. Quelques-uns avaient une allégeance à Hitler et les autres étaient complices, sans avoir les mêmes mots mais prenaient quand même bien plaisir à faire des insultes racistes. »

Le 4 juin 2020, un groupe WhatsApp d’une dizaine de membres composé d’agents ou d’anciens agents de la police de Roubaix est découvert. L’imaginaire du suprémacisme blanc en est le cœur idéologique. Ils affirment stocker des armes et des munitions pour se préparer à la « guerre raciale » contre tous « les ennemis de la race blanche ». Les femmes sont considérées comme des « putes », même leurs collègues policières. Les arabes sont insultés de « bougnoules », les noirs de « nègres », les homosexuels de « pédés » les gens du voyage de « putain de manouches », les juifs de « fils de pute » qui « dirigent le pays » avec les « gauchistes ». Le même jour, le site d’information Streetpress dévoile un groupe privé Facebook de 8000 membres réservé aux forces de l’ordre. Le partage de contenu raciste, sexiste, homophobe et des appels au meurtre raciaux sont réguliers. L’artiste Camélia Jordana est prise pour cible par un fonctionnaire : « Elle aurait dû rester sur le trottoir cette pute ! » à la suite de ses propos sur la violence policière. Autre exemple avec le rassemblement organisé par le collectif Adama pour la justice et la paix le 2 juin : « Paris ? J’ai un doute qu’on soit encore en France. » « C’est noir de monde ! » « Non ! C’est noir de merde ! ». Le 8 juin 2020, Streetpress dévoile un nouveau groupe privé Facebook de 9000 membres très majoritairement composé d'agents de police et de gendarmerie. Comme le précédent, les contenus racistes, sexistes et homophobes sont quotidiens. Certes, on me rétorquera que tous les policiers de ces groupes ne sont sans doute « pas tous racistes ». Mais ils voient toutes les publications discriminatoires et fascistes quasi-quotidiennes sans que cela ne les incitent à sortir de ces groupes, ni à les dénoncer !

Le 13 juin 2020, FranceInfo répertorie les témoignages d’agents de police lanceurs d’alerte. Ils rapportent le racisme constant au sein de leur corps professionnel. Stéphane, un policier municipal, affirme que les propos racistes sont quotidiens : « Rapidement, je me suis rendu compte que c’était un milieu raciste. » Pendant les contrôles de voitures durant le confinement, ses collègues excusaient plus facilement les personnes blanches alors que les personnes racisées étaient verbalisées. Un autre policier décrit le racisme quotidien et la violence impunie exercée à l’égard des personnes non-blanches : « J'ai vu des usages illégitimes de la force dans certaines cellules de gardés à vue. Quand je reprenais mon service en fin de nuit, des personnes africaines ou arabes avaient de multiples fractures, des ecchymoses, alors qu'elles étaient en bonne santé la veille au soir ». L’agent témoigne également de l’apologie du terrorisme au sein de son commissariat. Le terroriste Brenton Tarrant qui a assassiné 51 personnes dans deux mosquées de Christchurch, avec pour motivation la « lutte contre le grand remplacement » et la « préservation de la race blanche », sont pour certains de ses collègues une « motivation légitime » du terroriste.

Le 27 juillet 2020, Streetpress publie le témoignage du lanceur d’alerte Amar Benmohamed, un brigadier-chef qui révèle grâce à plusieurs centaines de documents internes un système de maltraitances raciste, homophobe et sexiste dans les cellules du Tribunal de Grande Instance de Paris. Les agressions verbales à caractère discriminatoires sont récurrentes: « On en a marre des bougnoules, c’est eux qui nous font chier en France. » ; « Ferme ta gueule, sale bougnoule » ; « Nègro » ; « Sale race » ; « Je te lancerais tout ça dans la Seine. » ; « Sale pd » ; « Va te faire enculer ». Par ailleurs, les agents de la police commettent également des atteintes fondamentales aux droits humains : privation de nourriture et d’eau, refus de soin médical, vol de liquidités ou du petit matériel informatique à des personnes qui ne parlent pas français. C’est environ 1000 personnes au minimum qui ont subi des atteintes à leur dignité, leur intégrité physique et psychique. Comme l’écrit son avocat Arié Alimi : « Il existe une vraie culture raciste et antisémite dans la police ».

Le 5 aout 2020, Médiapart publie l’interview d’un ancien policier qui décrit que le métier de policier est « perverti par les dérives racistes », gangréné par un « racisme omniprésent », dans lequel les termes de « bâtards », « bicots », « bougnoules », « négros », « juifards » sont réguliers. Pour finir, le 3 septembre 2020, le journaliste Valentin Gendrot a sorti son livre « Flic, un journaliste infiltré dans la police ». Après avoir infiltré la police pendant deux ans, il décrit la violence raciale, les propos racistes et machistes quasi-quotidien. Par exemple, il explique avoir vu ses collègues policiers « cogner un migrant noir contre un Abribus puis dans le fourgon de police ; tabasser un autre migrant marocain […] mettre des claques sur plusieurs gardés à vue, toujours arabes ou noirs de peau. » 

 

2. Des structures et pratiques policières racialisées

La police doit être pensée en tant que système qui réactive à travers certaines pratiques la part de l’héritage colonial et impérialiste de la France[1]. Les services de police et de gendarmerie ont connu de très fortes évolutions relatives à leur organisation, à leurs pratiques, à leurs missions, depuis l’époque coloniale et impérialiste. Cependant, il y a toujours aujourd’hui des effets de continuité dans l’organisation de l’institution et dans le traitement de certaines populations, notamment celles issues de l’immigration coloniale et post-coloniale[2][3]. Par conséquent, par la police, nous assistons à une forme de « réactivation des héritages coloniaux », un « recyclage des conceptions, de méthodes, et de dispositifs construits et expérimentés dans l’entreprise coloniale, aujourd’hui appliqué dans le traitement des banlieues »[4]. C’est ce que constate l’historien Emmanuel Blanchard lorsqu'il explique que les pratiques de la police moderne se sont racialisées au sein des colonies pour  s'importer ensuite en métropole. La racialisation consiste à considérer comme suspecte une personne selon sa couleur de peau et son origine ethnique, ce qui définira des conduites policières différentes à son égard. Par exemple, la police des noirs au 19ème siècle, la police Nord-africaine et la police des étrangers au 20ème siècle ont eu pour but de contrôler, de surveiller et de réprimer les corps des esclaves, des colonisés et des immigrés. Certes, les stéréotypes de l’époque relative à « l’infériorité naturelle » des individus non-blancs vont avoir des effets sur les personnalités des agents de police, mais il faut appuyer sur le fait que les pratiques structurelles de l’administration policière activent et justifient les clichés raciaux.

Si la carte d’identité nationale devient une obsession dans le milieu des années 50 pour finir avec le décret n°55-1397 du 22 octobre 1955 instituant la carte nationale d'identité, c’est parce que la mobilité des français musulmans d’Algérie posait un problème à la classe politique. Un problème qui s’intensifiera avec le massacre des manifestants algériens du 17 octobre 1961 par la police parisienne, et l’indépendance du peuple algérien l’année suivante. La politique de contrôle au faciès date justement de 1962, une politique déjà menée par la police française durant la guerre d’Algérie. La classe politique a donc construite durant la colonisation un « rapport spécifique de la police française au contrôle d’identité » concernant les personnes non-blanches, qui perdure aujourd’hui dans les quartiers populaires. Comme dans le passé colonial français, le contrôle des corps racisés permet de faire peser un soupçon universel et intemporel sur une partie de la population française. Il permet également de leur renvoyer leur infériorité symbolique par un traitement policier particulier, comme des citoyens de seconde zone ou « pas tout à fait français », devant sans cesse prouver qu’ils le sont en sortant leur carte d’identité. L’emprise sur les corps racisés est toujours d’actualité dans notre société contemporaine. Bien que les syndicats de police se sentent « discriminés » par l’accusation de contrôle au faciès, qui ferait reconnaître son existence et le caractère raciste de cette pratique, sa réalité est un fait dont l’Etat a déjà été condamné. Comme je l’écrivais dans un précédent billet, « Le contrôle des corps racisés est une politique française parfaitement assumée autrefois, mais qui se déploie aujourd’hui de manière non-assumée. »

Nous pouvons trouver d’autres formes d’expression du racisme structurel comme les refus de dépôts de plainte. Alors que les services de police doivent fonctionner comme un service de police qui accueillent les plaintes de tous, les refus légitiment les propos et les actions discriminatoires. Comme l’explique le sociologue Philippe Bataille, « les agents de l’État ou assimilés utilisent alors leur position professionnelle pour affaiblir la légitimité des revendications et des sollicitations qu’adresse toute une partie de la population à l’État[5] ». Ensuite, la dissimulation de mobiles racistes fut mise en évidence par la sociologue Rachida Brahim. Elle a montré comment une stratégie historique des agents de l’État dans les années 70 fût mise en place pour « faire disparaître le problème du racisme et incriminer à contrario les populations qui en sont la cible. » Un autre exemple est la dissimulation de la responsabilité des policiers dans l'agression ou la mort d’un individu racisé. Les 4 policiers mis en examen pour l'agression violente et raciste de Michel Zecler avaient réalisé un faux procès-verbal. De plus, la récente annulation par la justice de l’expertise médicale qui déresponsabilisaient les gendarmes dans l’affaire Adama Traoré, montre bien l’opacité et la complaisance du système policier à l’égard du racisme et de la violence à l’encontre des classes populaires racisées. Par ailleurs, des sociologues ont également montré comme la légitime défense tout comme « l’outrage ou le délit de rébellion sont systématiquement utilisés par les policiers pour masquer des comportements discriminatoires ».[6]

Pour finir sur un dernier exemple, les sociologues de la délinquance Marwan Mohammed et Laurent Mucchielli ont montré que les forces de police interagissent avec les personnes racisées d’une manière particulière, celle d’une domination symbolique et sociale qui repose sur une racisation de la relation. Cette « infériorité » de la personne racisée et donc de la domination du policier s’opère dans l’interaction au travers d’une « familiarité perverse », dans laquelle le « tutoiement systématique, les insultes et provocations racistes font structurellement partie des interactions. Le degré de recours à la violence dépend en grande partie de la réaction des usagers face à la provocation. »[7].

 

3. Des structures et des politiques qui favorisent le racisme

a. L’effet de corps

La diffusion des stéréotypes racistes, sexistes et homophobes dans les services de police est également liée à la socialisation policière qui va affecter les agents. Les enquêtes relatives à ce sujet montrent qu’une « adhésion progressive, et massive, à quelques stéréotypes[8] » se réalise dans le corps professionnel, parfois dès la formation. Par ailleurs, au sein de cette socialisation se produit le durcissement d’un effet de corps et de solidarité[9]. En conséquence, même lorsque des agents de police sont consternés par le comportement de certain(e)s collègues, ils honorent tout de même une solidarité cynique avec eux en se murant dans le silence au risque d’être rejeté ou mis à pied par la hiérarchie. L’effet de corps empêche la dénonciation du racisme car si « l’ensemble des policiers ne peut être taxé de raciste […] le corps des policiers protège ceux qui le sont, même si en eux-mêmes ils condamnent ces attitudes. L’esprit de corps pèse lourd et la pression du groupe s’exerce à plein en ce domaine », constate la psychologue Dominique L’Huillier.[10]

 

b. Une politique du chiffre et d’affrontement depuis Sarkozy

Le nouveau cadre sarkozyste entamé depuis 2002 a délégitimé toute notion de prévention pour affirmer que le cadre répressif est le seul valable. Alors que le LBD a été introduit en France en 1995 par Claude Géant pour les situations extrêmes, son utilisation se démocratise en 2002 dans les Brigades Anti-Criminalité (BAC) par Nicolas Sarkozy pour « impression les voyous », et se généralise après les émeutes de 2005 pour « nettoyer au karcher les quartiers ». Le LBD deviendra l’arme favorite du maintien de l’ordre français. Alors que la délinquance juvénile est un problème social lié aux mécanismes socio-économiques, la politique d’affrontement policier avec les jeunes de banlieues ne peut qu’accumuler les stéréotypes et l’aversion des agents envers les populations populaires issues de l’immigration post-coloniale. Par ailleurs, la politique du chiffre engagée par Nicolas Sarkozy contraint les forces de l’ordre à rentabiliser au maximum leurs services. Ce sont majoritairement les personnes racisées qui subissent cette nouvelle politique répressive. Les agents multiplient des « opérations minables » pour gonfler les statistiques, interpellent à tout bout de champ, placent les personnes en gardes à vue « pour un oui ou pour un non », tout comme la police des frontières qui créent « de toutes pièces des procédures pour expulser des gens pourtant en règle ».

c. L’absence de pensée critique

Au premier tour de la présidentielle de 2017, 67 % des forces de police ont voté pour le Rassemblement National, et environ 70 % aux élections régionales de 2015. L’absence de pensée critique est une des prérogatives de ce type de courant politique. Le métier même de policier, tout comme celui de militaire, empêche toute réflexion sur le sens du travail et sur ce que le salarié rencontre au quotidien au travers de celui-ci. Le simple fait que le droit de grève soit interdit montre bien l’objectif de ces métiers qui est de préserver l’ordre politique et social en place. Le policier est la figure du mutisme politique absolu. C’est presque tautologique et absurde de le dire, mais les structures de la force armée ont été formé à partir de l’interdiction de penser leurs missions. Prenons un exemple qui revient souvent dans les discours policiers, des commentateurs médiatiques BFM-CNEWS et cie, tout comme dans ceux des racistes : la délinquance juvénile en bandes.

On entend souvent l’affirmation d’une surreprésentation des personnes racisées des classes populaires. Les commentateurs les plus cyniques y voient un problème d’immigration et de culture (dans sa dimension ethnique). Or, même si l’hypothèse de la surreprésentation est correcte, les paramètres qui la définissent ne le sont pas. La délinquance est un problème social dont le fait culturel n’est pas un facteur dominant. Les sociologues ont montré depuis le début du 20ème siècle que c'est un certain type de territoire et d’environnement qui favorisent la délinquance et non un certain type d'individu ou de culture. Ainsi, même s’il y a une représentation élevée de personnes racisées au sein d’une certaine forme de délinquance, est-ce une raison pour contrôler toute une population et d’assimiler jeunes de quartiers à délinquance ? Pourquoi ne pas contrôler les personnes blanches qui sont majoritaires dans la délinquance en col blanc et dans les violences sexuelles connues ? A quand une brigade pour la classe politique qui enchaine les polémiques judiciaires sous couvert d’argent public ?

On rétorque souvent que le contrôle au faciès se justifie car les personnes racisées sont surreprésentées dans une certaine forme de délinquance. Or cette politique de contrôle, outre le fait qu’elle soit discriminatoire, est également inefficace pour lutter contre la délinquance. Un rapport sénatorial de mai 2016 montre que seuls « 4 % des contrôles débouchent sur l’interpellation de la personne qui en a fait l’objet », et même la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) trouve des taux d’inefficacité semblables dans ses enquêtes. En conclusion, le contrôle d’identité à l’encontre des personnes non-blanches est bien plus une volonté étatique de contrôler les corps racisés que d’une politique de lutte contre la délinquance juvénile. Or, le policier ne peut comprendre cela, tout comme le fait que le policier sera toujours impuissant pour lutter contre la délinquance. On ne règle pas un problème social avec des mesures sécuritaires, sauf dans le cas d'une forme de totalitarisme qui étouffe totalement le social par la terreur. 

Comment réformer la force armée ? Ceci est une question qui mérite d’être posée lorsqu’on voit l’étendue des difficultés qu’elle soulève. Oui, il y a des agents racistes au sein de la police, oui celle-ci repose en partie sur des pratiques qui ont été racialisées, oui certaines structures et politiques de la police développent et légitiment une myriade de stéréotypes sur les classes populaires racisées. Si le constat est alarmant, la réponse doit être à la hauteur de l’enjeu. Cependant, nous avons de quoi rester pessimiste devant l’aveuglement volontaire de la classe politique et l’hypocrisie des syndicats de police, qui dénient toujours ce phénomène social, pourtant bien réel, qu'est le racisme policier.

 

[1] Fabrice Dhume, Xavier Dunezat, Camille Gourdeau, Aude Rabaud, Du racisme d’État en France ?, Ed. Le Bord de l’Eau, 2020, 196 p., 20 euros

[2] Mathieu Rigouste, L'ennemi intérieur, la généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire dans la France contemporaine. La Découverte, 2009, 348 pages.

[3] Emmanuel Blanchard, La police parisienne et les Algériens (1944-1962), Nouveau monde, Paris, 2011, 448 p.

[4] Mathieu Rigouste, La domination policière. Une violence industrielle, La Fabrique, 2012, 260 p

[5] Philippe Bataille, Le racisme au travail, 1997, p102

[6] Sophie Body-Gendrot Catherine Wihtol de Wenden, Police et discriminations raciales : Le tabou français, Editions de l’Atelier, 2003, p 45

[7] Laurent Mucchielli, Marwan Mohammed, Les bandes de jeunes. Des "blousons noirs" à nos jours, La Découverte, 2007, 404 p.

[8] Montjardet, 1994, p. 399

[9] Montjardet, Gorgeon, 1999.

[10] Dominique L'Huillier, Les policiers au quotidien. Une psychologue dans la police. L'Harmattan, Paris, 1987 , p. 119-120

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SOURCE / MEDIAPART

Tag(s) : #actualités
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