Le ministère de l'écologie préfère les chasseurs aux défenseurs de la faune...
Source Rue89 Par Sophie Verney-Caillat
C'est un décret daté du 4 juin, qui vise les saboteurs de chasse à courre. Une vieille tradition française, exportée en Grande-Bretagne au XVIIe siècle, qui
revendique 10 000 pratiquants et 150 à 200 000 « suiveurs », et dont on peut se faire une bonne idée grâce à ces photos de Fabrice Toutée publiées par Chassons.com. (Voir le
diaporama)
Quelque 420 équipages partent chaque hiver à l'assaut des
animaux sauvages, deux fois plus qu'en 1914 et plus que n'importe où dans le monde.
Depuis quelques années,
l'opposition à cette pratique a pris un tour nouveau : des défenseurs des animaux ont tenté de s'opposer physiquement aux chasses, armés simplement de chevaux et de chiens. On appelle cela le «
hunt sabotage ».
« Ils s'interposent grâce à des aérosols au poivre
»
A la Fédération nationale des chasseurs, Pierre de Boisguilbert, également secrétaire général de la société de
vénerie, raconte :
« Ils arrivent à vingt, trente ou quarante, vêtus de
noir, cagoulés, et s'interposent physiquement grâce à des bombes aérosol au poivre, par exemple.
Nous avons
toujours demandé aux chasseurs de garder leur calme, de ne pas répondre aux provocations et ça n'a pas dérapé. Le problème est que chaque fois que les chasseurs ont porté plainte, les procureurs
ont toujours classé sans suite. Heureusement que ça n'arrivait presque jamais lors des chasses à tir, car on aurait risqué l'incident. »
« Le décret a été arraché par les chasseurs »
Désormais, les gendarmes pourront immédiatement verbaliser, et au tarif fort (1 500 euros)
d'amende. Jean-Louis Borloo, ministre de la Chasse en même temps que de l'Environnement, a donné raison aux chasseurs plutôt qu'aux défenseurs des animaux.