par les syndicats SUD Rail, Solidaires Intérim et Solidaires Industrie
dimanche 4 décembre 2011
Le 1er décembre, 3 salariés ont été tués au travail, à Loxéville dans la Meuse. Ils ont été fauchés par un train, alors qu’ils travaillaient sur une voie de Réseau Ferré de France, louée à Alstom pour des essais de matériel ferroviaire roulant.
La fédération SUD-Rail et l’Union Solidaires Industrie, le syndicat national SUD Intérim adressent leurs condoléances aux proches des 3 salariés tués. Nos pensées les plus chaleureuses vont aussi aux 7 collègues qui ont échappé de peu à la mort.
Deux salariés d’ALSTOM et un intérimaire d’ADIA sont morts parce qu’ALSTOM les a mis en danger
Un haut grillage longe la voie, des deux côtés, ce qui interdit toute possibilité de dégagement en cas de circulation sur la voie. Le chantier est dans une courbe, ce qui réduit énormément la visibilité pour prévenir si un train arrive. En règle générale, la seule possibilité pour y remédier est de disposer d’annonceurs ; mais dans une telle configuration où le dégagement des voies n’est pas possible, il est indispensable d’interdire les circulations ferroviaires.
Le groupe Jackson et ses battes couvrent le bruit d’éventuelles circulations ferroviaires (le groupe Jackson est utilisé pour relever la voie suite à un défaut de dévers de géométrie).
Il a été décidé d’avancer d’une heure la circulation du train d’essai … la veille de l’accident mortel.
Travailler sur les voies ferrées est un métier dangereux. Des mesures de sécurité sont indispensables ; elles sont héritées de l’expérience des cheminot-e-s depuis plus d’un siècle. Malheureusement, les entreprises privées, et de plus en plus souvent la SNCF, les suppriment pour gagner de l’argent !
La fédération SUD-Rail, l’Union Solidaires Industrie, le syndicat national Solidaires Intérim constatent que la mort de ces 3 ouvriers, tués au travail, intéresse beaucoup moins les politicien-ne-s que quelques « faits divers » qu’ils et elles sont si prompt-e-s à instrumentaliser.
Pour augmenter les bénéfices et s’enrichir toujours plus, les actionnaires d’ALSTOM font des économies sur la sécurité : ils sont responsables de la mort des trois salariés.