Soirée-concert en soutien à No Border et aux Tanneries

Publié le par dan29000

Rock in Gats : soirée en soutien à No Border et aux Tanneries

 

 
 

Regroupés autour de l’envie d’organiser des événements en soutien à des luttes politiques, pour cette 5ème année, nous récidivons avec une soirée concert le 2 août à Glandage (26) en soutien à Calais Migrant Solidarity (No Border) et à l’espace autogéré des Tanneries à Dijon.

Notre démarche est de construire cet événement, tant qu’il nous est possible, en cohérence avec nos idées. Prendre les décisions collectivement en sortant du cadre de la hiérarchie, du système salariat/bénévolat. Les invité-e-s viennent sur la base du défraiement… Le collectif s’organise autour de récups, autoproductions, prêts, dons...

Cette année Rock in Gats c’est une soirée concert et dancefloor jusqu’au petit matin, des tables de presse et distros, une bonne bouffe, tout ça peinard dans la montagne…
Au programme à partir de 17h : Cie Lili Fourchette (marionnettes de récup’), Ursulalala (chanson à prétexte), Fraysse Gaal (rock rop), Presque Maudit (math rock noise), Labrats Bugband (hiphop pirate), Le Crabe (punk club), Dj Riatry (funk), Dj Monette Wahwah (r’n’r).

Rock in Gats est un événement à prix libre (sauf l’alcool). Cela permet de dépasser ponctuellement la discrimination de classe et de participer librement au soutien. On peut camper sur place et un parking est à dix minutes de marche (l’accès aux personnes en situation de handicap peut être facilité, demandez nous).

Le contexte local étant délicat nous vous remercions de respecter notre invitation aux parkings prévus et de porter attention à la quiétude locale...

Apporte ton chandail, ta lampe, ton duvet et campe dans le pré sans ton chien.

Nous relayons deux appels à soutien :
Nous soutenons la lutte « No Border », un réseau transnational de groupes autonomes qui luttent pour la liberté de mouvement et l’égalité pour tous et toutes. Ils travaillent en solidarité avec les migrant-e-s pour faire des actions contre la déportation, la détention et d’autres aspects du contrôle social sur des bases non-hiérarchique et anti-autoritaire (mode de décision au consensus), pour imaginer un monde sans capitalisme, sans frontières ni États. Ce réseau est actif aux frontières de l’Europe et aussi à Calais, sur le « territoire français », lieu de passage vers l’Angleterre.
Alors qu’à Calais les partis politiques sont silencieux et que les grosses associations institutionnelles brillent par leur absence, l’État est bel et bien présent : la répression policière est assurée, les camps sont régulièrement expulsés. Calais est une frontière au sein même de l’Europe. Toutes les politiques migratoires européennes s’y expriment très visiblement mais, partout sur le territoire, un contrôle d’identité peut finir dans dans un charter via un centre de rétention.

L’espace autogéré des Tanneries est un centre social, culturel et politique situé à Dijon, occupé depuis octobre 1998. L’hiver prochain les Tanneries seront relogées. C’est un espace qui échappe aux logiques marchandes et à l’urbanisme aseptisé. Un lieu de convergence enraciné autant dans les luttes locales (soutien aux migrant-e-s, occupation de terres et agriculture urbaine, refus de la vidéo-surveillance, antifascisme, antisexisme...) que dans des solidarités à distance (squats à la ZAD, mouvements plus larges d’émancipations).
En pratique, les Tanneries c’est : une salle de concert accessible à tout-e-s, des soutiens à des cultures hors-normes et insoumises, une bibliothèque centre d’archives, des locaux de répète, des médias indeps, un cybercafé, une friperie et des salles de réunion... Parce que ces actions nous concernent aussi, nous soutenons l’aménagement du nouveau lieu investi par le collectif.

Ici aussi l’aménagement du territoire est un enjeu, la moitié des maisons sont ouvertes deux semaines par an, l’agriculture devient le décor de l’industrie touristique où tout est propre et à sa place sous le regard bienveillant des futures caméras de vidéosurveillance de Die.
A moins que...

A l’arrière du décor, le logement est difficile d’accès, les lieux où pérenniser des projets sont rares, les dynamiques de solidarité sociales sont mises à mal (fermeture de l’accueil de jour et de nuit).

L’apparente douceur du diois ne nous endormira pas !

 

SOURCE / REBELLYON.INFO

Publié dans musiques

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