Ecologie radicale, écologie profonde

Publié le par dan29000

Écologie radicale, écologie profonde

 

Traduction d’un article de ’Baring Teeth’ par l’ALARM

 

Article mis en ligne le jeudi 23 avril 2015

 

Les activistes pour la Libération Animale devraient, par défaut, se soucier de la défense de la Terre et de tous ses habitants animaux, mais la lutte pour la libération de la Terre n’est souvent entreprise par le mouvement des droits des animaux qu’à travers des luttes ciblées sur l’exploitation des animaux pour les sports sanglants comme la chasse, l’élevage des animaux pour la nourriture/l’habillement et la vivisection.

L’impact que notre société a sur la vie sauvage, les animaux vivant en liberté, et de la Nature dans son ensemble, n’attire que peu d’attention et le véganisme est salué comme la seule et parfaite solution pour libérer les animaux.

La plupart des écologistes traditionnels et des biologistes parlent de ‘Nature’ en des termes anthropocentriques de « ressources » et « d’écosystèmes de services » qui doivent être préservés pour les humains, nous autorisant ainsi d’exploiter la Terre de façon « durable » en laissant derrière des ressources suffisantes pour les générations humaines futures.

Cependant, les concepts d’écologie radicale telle que l’écologie profonde, ramènent les choses en des termes ‘écocentriques’, où toutes les formes de vie ont une valeur intrinsèque et un droit de survivre et de prospérer sans crainte, sans tenir compte de leur utilité ou autres désirs qu’ils représenteraient pour les humains. L’écologie sociale suggère que la cause de l’exploitation de l’environnement est la société capitaliste et hiérarchique dans laquelle nous vivons.

L’Écoféminisme révèle comment les luttes pour la libération à la fois des femmes et de la Terre sont inextricablement liées à travers leur exploitation et oppression par le patriarcat. Les Écoféministes rejettent souvent la discrimination sexuelle de la Nature par l’utilisation des termes « Mother Nature/Earth – Mère Nature/Terre » – le patriarcat a défini les femmes et la Nature comme des êtres qui existent seulement pour donner naissance, ou fournir des ressources/la vie pour la société.

Être vegan et antispéciste, par conséquent, ne suffit pas pour en finir avec l’exploitation de tous les animaux non-humains et des écosystèmes dans lesquels ils vivent. Le capitalisme, le patriarcat et l’anthropocentrisme enlèvent aux animaux la liberté de vivre sans crainte dans leur habitat naturel, ces endroits tellement vitaux et sans lesquels ils ne pourraient pas survivre. Nous avons besoin de cultiver notre conscience écologique, comprendre l’importance et la complexité des écosystèmes et de la Nature et d’examiner où nous nous situons de notre place d’animaux humains habitants de la Terre.

Nous devrions rechercher à nous impliquer avec l’activisme pour la libération de la Terre, le féminisme et l’anticapitalisme et encourager la solidarité entre ces luttes et créer un mouvement intersectionnel. La libération de la Terre et de la Nature ne se fera pas tant que les humains auront une société hiérarchique, patriarcale, et anthropocentrée.

" L’idée que l’Homme est destiné à dominer la Nature est, sans raison, une caractéristique universelle de la culture humaine. Auquel cas, ce concept est presque complètement étranger aux perspectives des communautés dites primitives ou sans écriture. Je ne saurais que trop insister sur le fait que ce concept est apparu très progressivement à partir d’un développement social plus large : la domination croissante de l’Homme par l’Homme " . – Murray Bookchin

- LIEN VERS L’ARTICLE EN VERSION ORIGINALE :
http://baringteeth.noblogs.org/deep-ecology/

- Voir l’article sur le site de l’ALARM :
http://alarm-asso.fr/ecologie-radicale-traduction-dun-article-de-baring-teeth/

Texte traduit à l’occasion du weekend « Écologie Radicale & Libération Animale » qui se déroulera à Marseille les 8, 9 et 10 mai 2015, co-organisé avec OCEA (Offensive Contre l’Exploitation Animale - Lyon).

Affiche du weekend : Voir ICI

P.-S.

Site internet de l’ALARM : www.alarm-asso.fr

Page Facebook d’OCEA : https://www.facebook.com/ocealyon?fref=ts

 

SOURCE / MILLE BABORDS

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