Anonymous : communiqué aux membres de l'OTAN

Publié le par dan29000

 

Communiqué des Anonymous aux membres de l’OTAN

 

Traduction :

Salutations aux membres de l’OTAN : nous sommes les Anonymous.

 

 


Dans une récente publication, vous avez choisi de présenter Anonymous comme une menace "pour le gouvernement et pour le peuple". Vous avez aussi allégué que le secret est "un mal nécessaire" et que la transparence n’est pas toujours la meilleure des voies à poursuivre.

Anonymous voudrait vous remettre en mémoire que le gouvernement et le peuple sont, contrairement à ce que laissent supposer les fondements de la "démocratie", deux entités distinctes qui ont souvent des buts et des désirs conflictuels.

Lorsque se présente un conflit entre le gouvernement et le peuple, la position d’Anonymous est que c’est la volonté du peuple qui prime.

La seule menace que la transparence impose au gouvernement consiste à menacer ce gouvernement quand il agit d’une manière telle que les gens seront en désaccord avec lui, de sorte à n’avoir pas à subir les conséquences et la responsabilité démocratiques d’un tel comportement.

Votre propre rapport l’illustre parfaitement dans l’attaque d’Anonymous contre HBGary. HBGary a fonctionné sans aucune pertinence pour la cause de la sécurité ou le gain militaire : leurs actions étaient illégales et moralement répréhensibles. Anonymous n’accepte pas que le gouvernement et/ou les militaires s’octroient le droit de se poser au-dessus du droit et d’utiliser le cliché bidon de la "sécurité nationale" pour justifier des activités illégales et trompeuses.

Si le gouvernement doit enfreindre les règles, il doit aussi être prêt à en accepter les conséquences démocratiques lors d’un scrutin issu des urnes. Nous n’acceptons pas le statu quo actuel, en vertu duquel un gouvernement peut raconter telle histoire face au peuple et telle autre en privé. La malhonnêteté et le secret remettent totalement en cause le concept d’une règle qui va de soi : comment les gens peuvent-ils juger les personnes pour qui ils votent, lorsqu’ils ne sont pas totalement conscients de ce que les politiques, énoncées par les politiciens, poursuivent réellement ?

Quand un gouvernement est élu, il est dit "représenter" la nation qu’il gouverne. Cela signifie essentiellement que les actions d’un gouvernement ne sont pas les actions des gens du gouvernement, mais des mesures prises au nom de tous les citoyens dans ce pays. Il est inacceptable que puisse exister une situation dans laquelle les gens sont, dans bien des cas, totalement et absolument ignorant de ce qui est dit et fait en leur nom, derrière des portes closes.

Anonymous et WikiLeaks sont des entités distinctes. Les actions d’Anonymous ne sont pas supportées, voire demandées, par Wikileaks. Toutefois, Anonymous et WikiLeaks partagent ceci de commun : à moins que telle organisation ne fasse quelque chose de mal et essaye de se dispenser des règles d’honnêteté, ils sont une menace pour aucune organisation.

Nous ne voulons menacer personne pour sa manière de vivre ; nous ne voulons dicter quoi que ce soit à quiconque ; nous ne voulons terroriser aucune nation.

Nous voulons simplement supprimer le pouvoir des groupes d’intérêts pour que ce pouvoir revienne à la population - pouvoir qui, en premier lieu dans une démocratie, n’aurait jamais dû en être départi.

Le gouvernement fait la loi. Cela ne lui donne pas le droit de l’outrepasser. Si le gouvernement ne faisait rien de sournois ou d’illégal, il n’y aurait rien "d’embarrassant" dans les révélations de Wikileaks, il n’y aurait pas de scandale provenant de HBGary. Ces scandales ne sont pas issus des révélations d’Anonymous ou de Wikileaks, ils sont le résultat de la TENEUR de ces révélations. Et la responsabilité de ce contenu ne peut être principalement imputé qu’au comportement des responsables politiques qui, comme toute entité corrompue, ont naïvement cru qu’ils étaient supérieurs à la loi et qu’ils ne seraient pas visés.

Un grand nombre de commentaires du gouvernement et des entreprises a été consacrée à "comment pouvons-nous éviter une fuite semblable à celle-ci à l’avenir". Ces conseils réclament une meilleure sécurité, veulent baisser les niveaux d’exemption, prononcer des peines plus sévères pour les dénonciateurs et censurer la presse.

Notre message est simple : Cessez de mentir aux gens et vous n’aurez pas à vous soucier de la révélation de vos mensonges. Cessez de vous corrompre lorsque vous faites des affaires et vous n’aurez pas à vous soucier de voir votre corruption mise à nu. Ne brisez pas les règles et vous n’aurez pas à vous soucier de vous attirer des ennuis à cause de cela.

Ne tentez pas de d’accommoder ces deux visages en dissimulant l’un par l’autre : il est préférable d’essayer de n’avoir qu’un seul visage, honnête, ouvert et démocratique.

Ce n’est pas parce que nous sommes une menace pour la société que vous avez peur de nous et vous le savez. Vous nous craignez parce que nous sommes une menace pour la hiérarchie établie. Anonymous a prouvé au cours des dernières années que la hiérarchie n’est pas nécessaire pour atteindre de grands progrès — et peut-être avez-vous vraiment peur en nous du fait de la réalité de votre manque de pertinence inhérente à une époque qui a dépassé sa dépendance envers vous. Votre véritable terreur n’est pas dans un collectif d’activistes, mais dans le fait que vous et tout ce que vous représentez est, par la mouvance des temps et l’avancement de la technologie, maintenant superfétatoire.

Enfin, ne commettez pas l’erreur de contester Anonymous. Ne faites pas l’erreur de croire que vous pouvez couper la tête d’un serpent sans tête. Si vous coupez une tête de l’Hydre, dix autres pousseront à sa place. Si vous abattez un Anon [membre d’Anonymous], plus de dix autres se joindront à nous pour montrer leur colère quand vous piétinez notre dissentiment.

Votre seule chance de vaincre le mouvement qui relie chacun d’entre nous, est de l’accepter. Il n’est plus de votre monde, il est notre monde : le monde des gens.

Nous sommes Anonymous.
Nous sommes légion.
Nous ne pardonnons pas.
Nous n’oublions pas.
Attendez vous à...


lundi 13 juin 2011

 


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