Arte : Agnès de ci de là Varda

Publié le par dan29000

lundi 19 décembre 2011


22:35

Agnes de ci de là Varda (1/5)

Partout où elle va, la cinéaste nomade pointe sa caméra sur ceux qu'elle rencontre...

lundi, 19 décembre 2011 à 22:35

Rediffusions :
26.12.2011 à 09:15
Agnes de ci de là Varda (1/5)
(France, 2011, 45mn)
ARTE F
Réalisateur: Agnès Varda

   

Partout où elle va, la cinéaste nomade pointe sa caméra sur ceux qu'elle rencontre, artistes célèbres ou artisans du quotidien, composant ainsi une oeuvre à son image. Des chroniques filmées à suivre du lundi au vendredi.

Épisode 1
Après une virée à Berlin, Agnès s'attarde dans le désordre magnifique de l'atelier de Chris Marker. Elle se promène dans Second Life où ce cinéaste qui "pousse la discrétion jusqu'au secret" mène une vie parallèle. Puis, elle prend le train pour Nantes où l'on "célèbre" les vingt ans de la mort de Jacques Demy et les cinquante ans de Lola : flash-mob, émouvants plans du visage d'Anouk Aimée passage Pommeraye, détour par les chantiers navals où s'ébrouent désormais de gigantesques animaux marins mécaniques et séjour revigorant au musée des Beaux-Arts. Au Lieu Unique, où s'expose un Pierrick Sorin courant à contre-sens sur un 33-tours ou crachant obstinément sur un écran, Agnès Varda pousse dans ses retranchements ce plasticien qui avoue "aimer faire le mariole, mais le mariole un peu dépressif". La cinéaste se rend ensuite au Portugal, où Manuel de Oliveira lui chipe sa caméra et improvise une danse, avant d'explorer une de ses obsessions préférées : que s'est-il passé avant et après une photo ?

Entre deux voyages, Agnès Varda surveille la repousse d'un arbre dans sa cour. En même pas trois mois, il a retrouvé son feuillage. Dans le film, "cela se montre en moins de deux minutes". Rompue aux acrobaties spatio-temporelles sur l'écran et dans la vie, la réalisatrice a condensé en un joyeux carnet de bord les voyages des deux dernières années : rencontres de hasard, visites des artistes qu'elle apprécie, dialogue improvisé ou fidèlement entretenu. Munie d'une petite caméra, elle scrute et commente "des visages et des mots, des musées, des fleuves et des oeuvres". Partout, elle filme la vie et l'art contemporain, en donnant la parole à des artistes comme Soulages, Boltanski, Messager, mais aussi Monsieur Bouton, fibulanomiste lyonnais, ou Kikie Crêvecoeur, artiste bruxelloise. Des fragments d'art et de vie qu'elle assemble avec une stimulante liberté.

 

 

Source : ARTE

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