Emmaüs : soutien à l'association AWARA et à la section CGT

Publié le par dan29000

 

 

La rue, la police et la porte ! DELIT DE SOLIDARITE POUR LES AFGHANS ET REPRESSION ANTI-SYNDICALE


 


de : Section CGT EMMAÜS
lundi 10 janvier 2011 (18h10)

La rue, la police et la porte ! DELIT DE SOLIDARITE POUR LES AFGHANS ET REPRESSION ANTI-SYNDICALE

Suite au soutien apporté à l’association AWARA, le 20 décembre 2010, par la section syndicale CGT, la direction de l’association engage une procédure de licenciement à l’encontre des deux responsables de la section CGT (Latifa Abed déléguée syndicale et Philippe Cabanes représentant syndical au CE) et d’une collègue éducatrice spécialisée (Yasmina Naak) candidate sur la liste CGT aux dernières élections professionnelles de novembre 2010.

Après avoir fait intervenir la police le 21 décembre au petit matin pour faire évacuer une trentaine d’afghans de l’association AWARA qui s’étaient réfugiés au chaud dans une salle de réunion du 32 rue des Bourdonnais, la direction engage une procédure de licenciement contre les responsables syndicaux CGT. Un régime de double peine pour notre collègue et déléguée syndicale qui se voit assortie d’une mise à pied conservatoire. Deux poids, deux mesures pour deux responsables syndicaux et une salariée ayant apporté un même soutien. Ne soyons pas dupe ! La décision de faire appel aux forces de l’ordre est un acte inqualifiable qui remet en cause les valeurs de solidarité, de générosité et de partage prônées par le mouvement Emmaüs.

En s’attaquant à la section syndicale CGT, elle a trouvé des boucs émissaires idéaux pour mieux masquer et se dédouaner de ses propres responsabilités dans cette affaire. Ainsi par deux fois, le 16 décembre au siège de l’association Emmaüs puis le 17 décembre devant le centre d’hébergement de Péreire à l’occasion de son inauguration, alors même que des températures négatives frappaient l’Ile-de-France, l’association Awara a interpellé la direction de l’association Emmaüs sur la détresse vécue par ces personnes à la rue depuis plusieurs semaines Par deux fois, Sylvie Bonniot, déléguée générale des services, a refusé de prendre en considération l’urgence de leur situation.

Face à cette indifférence, la section syndicale CGT a pris la décision de soutenir l’association AWARA et le comité des sans-logis dans un cadre de médiation. Oui la section syndicale CGT de l’association Emmaüs assume pleinement son soutien. Elle continuera à porter concrètement les valeurs humaines d’Emmaüs dans un esprit de solidarité et de justice sociale. Elle dénonce les dérives d’une politique de répression anti-syndicale qui vise à museler une section syndicale qui dérange.

Section CGT Emmaüs contact : cgt.emmaus@laposte.net Latifa tél : 06.83.56.34.57/ Philippe tél : 06.37.74.44.61


De : Section CGT EMMAÜS
lundi 10 janvier 2011

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Sylvie Bonniot 28/06/2013 17:15

il semble important de rétablir les faits exacts : le 16/12 la direction de l'assocaition Emmaus reçoit une délégation de l'association AWARA elle recueille leur demande bien légitime à savoir disposer d'un hébergement, la direction tente de mobiliser ses ressources pour accueillir ces personnes mais sur Paris toutes les places d'hébergement sont occupées; le 17/12 l'association Emmaus lors de l'inauguration du centre Pereire offre une tribune à l'association AWARA, pour s'associer à la détresse de ces jeunes afghans, les politiques invités écoutent et répondent ainsi en direct aux demandes; le 21 décembre, 50 jeunes afghans en détresse s'installe au siège de l'association, la direction interpelle les pouvoirs publics pour obtenir des places supplémentaires, la seule réponse est obtenue, un accueil exceptionnel pour une nuit, les jeunes refusent, Emmaus ne renonce pas à ses valeurs et à sa mission, la revendication de ces jeunes comme celles de milliers d'autres est relayée jour après jour auprès des pouvoirs publics financeurs et auprès de l'opinion; quant aux délégués CGT Mesdames ABED, NAAK et Monsieur CABANES ils n'ont pas été licenciés; la direction a regretté le manque de concertation et le manque de coordination entre l'intervention de la CGT et les actions déjà engagées par la direction d'Emmaus. La direction;