Grenoble : les sinistres projets de videosurveillance de la mairie

Publié le par dan29000

afficheploermelbihan

Vidéosurveillance : les projets de la mairie dévoilés !

écrit le 13/05/2010, actualisé le 08/07/2010


Dernières nouvelles :

Le 30 mai, Pièces et Main d’Œuvre rend public le Schéma Directeur de la vidéosurveillance à Grenoble. Ce document, tenu secret jusqu’alors, révèle les projets de la mairie en terme de vidéoflicage, et fait apparaitre clairement les récents mensonges des élus à propos des caméras. Le tract "démontons les caméras #4" analyse ce document.

Dans la foulée, les contrats passés par la ville de Grenoble avec Ineo (installeur de caméras) et Agetech Technoman (entreprise à qui la mairie a commandé le schéma directeur de la vidéosurveillance) sont publiés sur indymedia. Ils sont disponibles ici et là

Main dans la main avec la préfecture, la Ville de Grenoble a installé du 18 janvier au 8 mars 13 caméras-dôme 360° sur le cours Berriat, le cours Jean Jaurès, le boulevard Clémenceau, la rue Lesdiguières, autour du musée et à la gare. (voir un plan des 12 premières caméras installées.) D’autres caméras sont prévues, dans le centre-ville puis dans les quartiers de la Capuche, du Jardin de ville, de Notre-Dame et du Village Olympique. Gênée aux entournures sur ce sujet sensible, la clique à Destot prend ces décisions dans la plus grande opacité et communique dessus avec parcimonie.

Un article détaillé sur l’installation de ces nouvelles caméras est paru dans le numéro 4 du Postillon. Pour lire l’intégralité de cet article, ainsi que les compléments d’information fort intéressants, c’est ici. Pour lire la suite de cet article et voir des photos c’est ici.

A partir du mois de mars, des habitant-e-s organisent une campagne contre la vidéosurveillance. De nombreuses affiches ont été collées, notamment sur le parcours de manifestations. Deux tracts "démontons les caméras" sont distribués massivement (numéro 1 numéro 2). Un plan détaillé de la vidéosurveillance à Grenoble a aussi été publié. Un article du numéro 5 du Postillon pointe le silence des médias locaux et l’incohérence des réponses données par les élus, à propos des caméras.

Les élus ont été interpellés à plusieurs reprises. Le 11 mars, à Science-Po. Le 8 avril dans le secteur 4. Le lendemain, 9 avril dans le secteur 1. Lors de cette dernière réunion, des personnes ont voulu voir si les élus qui installent des caméras dans nos rues apprécient d’être filmés à leur tour...

Le 14 avril, suite à un fait divers survenu à Grenoble, le ministre de l’Intérieur vient à Grenoble et place une demie compagnie de CRS dans les rues du centre-ville, puis Le Daubé publie une interview de Jérôme Safar à propos des caméras et de la police, décortiquée ici

Le 26 avril, le sujet est abordé au conseil municipal. La droite manie la novlangue et parle de "vidéo-protection" alors que c’est bien de surveillance dont il s’agit. Les opposant-e-s expliquent dans un texte pourquoi ils ne veulent ni des "moyens humains" ni de la "prévention de la délinquance" que nous vante la mairie pour accompagner l’installation des caméras. Car les caméras surveillent tout le monde, y compris celles et ceux qui n’ont "rien à se reprocher".

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Lors de la manif du premier mai, deux caméras (globe 360°) fraichement installées en douce par la mairie de Grenoble ont été démontées par un cortège festif et coloré. A la fin de la manifestation, une personne a été arretée arbitrairement et passera en procès le 19 mai à 14 heures au tribunal de grande instance de Grenoble. (Voir edito spécial tout en haut)

Vous pouvez lire une analyse des articles publiés à ce sujet par l’AFPolice et par le daubé, qui comme d’habitude, relait fidèlement la version des flics). Dans un communiqué la CNT 38 répond à l’AFP sur ses approximations et ses mensonges.

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Le 12 mai, Michel Destot est médaillé de bronze aux Big Brother Awards 2010 pour l’installation en douce de ces caméras. Les grenoblois-e-s qui ont participé au démontage de caméras le 1er mai sont nominé-e-s pour le prix Voltaire, un prix récompensant les personnes qui luttent contre la société de surveillance. Voir ici.

Les habitant-e-s de Grenoble sont invité-e-s à réagir à l’installation de ces caméras.

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Le 17 mai quatre mois aprés avoir installé en douce 14 nouvelles caméras dans les rues de Grenoble, nos dirigeants locaux devait parler vidéosurveillance au conseil municipal, et instituer le fameux comité d’éthique bidon. Un rendez-vous était donné pour faire entendre notre refus de vivre en liberté surveillée.

Présence massive de flics, bourrage de la salle par des sympathisants PS, vidéosurveillance abordée bien tard dans la soirée : la mairie avait pris ses dispositions pour éviter d’être confrontée aux opposant-e-s.

Avec banderoles et slogans, les opposant-e-s ont interpellé les élus et demandé des comptes pendant presque 3 heures, avant que Destot ne fasse évacuer la salle par les flics nationaux. Voir un récit plus précis ici

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Le 20 février à Dijon, Des habitants ont battu le pavé contre la vidéosurveillance. On peut aussi s’informer sur le site de l’association « Souriez vous êtes filmés ». A Strasbourg, à partir du 18 mai, le CREP organise les rencontres "Démontons la vidéo-surveillance"

A lire ou relire : « Schneider/Merlin-Gerin, le modèle grenoblois, leader mondial de la vidéosurveillance » sur le site Pièces et Main d’Oeuvre.
Source : Indymedia Grenoble

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