Hugo Chavez, un révolutionnaire entre dans la légende bolivarienne

Publié le par dan29000

CHAVEZ02

Hugo Chavez entre dans l'histoire


Hugo Chavez est mort ce mardi soir. Le vent nouveau venu de gauche qu'il a soufflé sur toute l'Amérique latine et ses quatorze années de présidence de la République bolivarienne l'ont fait entré dans l'histoire.

 

 

 


"Culte de la personnalité? Balivernes!", lançait dès le mois de décembre 2012 Jean Ortiz, universitaire et chroniqueur pour l'Humanité.fr, alors que l'état de santé de Chavez s'était déjà détérriorée.

"Hugo Chavez nous a donné tant d'espoir, d'énergie, de confiance, que nous savons ce que nous lui devons et ce qu'il représente pour les plus humbles. Il suffit de se promener dans les "rues" des "ranchitos" qui ceinturent Caracas pour mesurer ce que signifie diminuer la pauvreté de 50%; il suffit de voir un dispensaire de la "Mission Barrio Adentro" pour comprendre que la santé gratuite fait de Chavez, pour les plus pauvres, ceux qui n'avaient jamais vu un médecin, un véritable saint. Car le peuple a une relation au "comandante" de type amoureux, religieux, messianique, familiale, directe...Et rien de malsain là dedans. Lorsqu'il draine dans ses meetings des centaines de milliers de parias d'hier, c'est parce qu'il est une sorte de rédempteur et d'utopiste concret, efficace, de changeur de vie, de drapeau d'une nation qui désormais existe, qui tient tête fièrement à "l'empire".

Révolution "contagieuse"

Nous savons aussi que sans lui l'Amérique latine ne serait pas en marche vers sa "deuxième Indépendance" et définitive Libération. Un intellectuel espagnol le qualifiait récemment de "dernier des Libertadors". Les médias de marché, les conservateurs et "libéraux" de tout poil, socios, néos et ultras, les Etats-Unis, le FMI, l'Union Européenne..., en le satanisant, ne s'y trompent pas. Jamais homme politique n'aura été autant diffamé, sali, insulté, haï, par les classes dominantes et leurs médias-mensonges, leurs "marchés", leurs mercenaires de la "com"( guerre idéologique).

Ils le font parce que Chavez est "zambo", métis de Noir et d'Indien, qu'il est sorti du caniveau, que le petit vendeur des rues n'a pas oublié ses origines, qu'il chante et danse comme tous les "llaneros", habitants de sa région: les "llanos" (Sabaneta); mais surtout parce que Chavez est un danger pour les intérêts de classe des bourgeoisies et oligarchies, pour l'hégémonie de Washington, sa politique pétrolière, sa géopolitique de domination du monde, et aussi parce que l'exemple de la "révolution socialiste bolivarienne" s'avère  contagieux.

Socialisme du XXIème siècle

Malgré les vents défavorables, Chavez a osé revendiquer comme alternative à "la crise"du capitalisme: "le socialisme du 21ième siècle". Rien de nouveau me dira-t-on...mais depuis plus de vingt ans le mot était enfoui sous les décombres du mur de Berlin. Mon vieux guérillero de père me disait souvent: lorsque l'ennemi de classe cogne dur, c'est que tu es dans le bon chemin...Un ami, prêtre de la "théologie de la libération" à qui je disais que je ne croyais pas en Dieu, me répondit: oui mais Dieu croit en toi parce que tu es militant. Joseph, s'il croit vraiment en moi, qu'il comprenne pourquoi Chavez ne peut pas mourir.


Comandante, aqui estamos...Seguiremos adelante, juntos.


  • A lire aussi:

Venezuela: Hugo Chavez est mort

Venezuela: nous sommes Chavez

 

 

 

SOURCE / L'HUMA

Publié dans actualités

Commenter cet article