Mobilisation pour les langues et cultures minorisées ce samedi

Publié le par dan29000

kemper--50--.png2012 : année cruciale pour le sauvetage des langues et cultures minorisées

 

31 mars, manifestations à Bayonne, Toulouse, Perpignan, Ajaccio, Strasbourg, Quimper


La France est l'un des rares États à ériger le monolinguisme en "valeur de la République", tout en prônant le droit à la différence et la diversité culturelle chez autres ! Alors que signature et ratification de la Charte européenne des langues et cultures régionales sont aujourd'hui des préalables à l'entrée dans l'Union européenne, la France continue de refuser de se mettre au diapason des démocraties européennes et ignore la recommandation du Conseil économique et social des Nations Unies de 2008, lui demandant de ratifier enfin cette Charte, élément essentiel dans la protection des droits de l' Homme. 

Aujourd'hui, sur 27 États membres de l'Union européenne, 25 ont ratifié la Charte qui assure la promotion de 82 langues dans les domaines de l’éducation, des tribunaux, de l’administration, des médias, de la culture, de la vie économique et sociale et de la coopération transfrontalière. Ce qui n'empêche pas chefs d'Etat et de gouvernement d'aimer leur pays, contrairement à ce que dit - croit ? - le président français sortant.

Promesses électorales non tenues, blocages institutionnels et politiques, impossibilité juridique d'utiliser la langue bretonne - sans parler du gallo - dans la vie sociale (tribunaux, services publics), demande croissante insatisfaite en matière d'enseignement et de médias : la langue bretonne est classée en grand danger de disparition par l'UNESCO 

Tous à Quimper le samedi 31 mars pour exiger avec l' UDB :

 

- la ratification de la Charte européenne des langues régionales, la modification de la Constitution et une loi-cadre définissant le statut officiel des langues parlées sur le territoire de l' Etat français

- le transfert de la compétence linguistique à la Région dans une Bretagne réunifiée,

- l'offre généralisée d'un enseignement immersif ou bilingue français-bretoncomme c'est déjà le cas en Corse et au Pays basque du nord,

- un plan de formation intensif et rémunéré d'enseignants de breton pour répondre aux besoins,

- l'introduction généralisée de cours d'histoire, de géographie et de civilisation bretonne tout au long de la scolarité pour mieux armer les jeunes Bretons face aux défis de l'avenir,

- une télévision régionale publique à l'échelle des cinq départements bretons, avec un canal en langue bretonne sur le mode de Via Stella corse.

Mona BRAS, 

Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

 

 

Source : UDB

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