Non aux expulsions locatives, semaine d'actions et manifestations

Publié le par dan29000

 

 

Semaine d'action contre les expulsions locatives

 


Le 15 mars, la fin de la trêve hivernale va jeter à la rue des milliers de familles angoissées, sans solution de relogements, ballottées d’hôtels en centre d’hébergements. La CNL organise organise du 5 au 12 mars une semaine d'actions pour dire "non aux expulsions". Retrouvez ici les initiatives prévues dont la grande manifestation du 12 mars, à Paris, Place de la République, à 14h30.   

 

La CNL se mobilise contre les expulsions


Rassemblements et initiatives prévus dans les fédérations CNL


  • Fédération de l'Allier, Moulins : le 11/03 devant la Préfecture.
  • fédération régionale Franche-Comté, Besançon : le 14/03, devant la Préfecture, 18h.
  • Fédération du Finistère, Brest : le 12/03, Place de la Liberté.
  • Fédération de la Loire, Saint-Etienne : le 12/03, devant la Préfecture. Lettre ouverte aux maires.
  • Fédération de Loire-Atlantique, Nantes : le 10/03 (matin), devant le tribunal d'instance. Le 14/03, rencontre à la Préfecture à 17h30 suivi d'un rassemblement. Le même jour, rencontre au Conseil Général. Action prévue à Saint-Nazaire.
  • Fédération du Nord, Lille : le 12/03, devant la Préfecture, 11h. Lettre ouverte aux maires.
  • Fédération du Pas-De-Calais : du 01 au 12/03, rencontres avec des élus locaux. Conférence de presse le 12/03.
  • Fédération du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand : le 12/03, Place de Jaude, 15h.
  • Fédération du Rhône, Lyon : le 12/03, Place Bellecour, 13h30. Conférence de presse.
  • Fédération de la Seine-Maritime, Rouen : le 12/03, Place du Général de Gaulle, 15h.
  • Fédération du Vaucluse, Avignon : le 07/03, devant la Mairie.
  • Association régionale Ile-de-France, Paris : le 12/03, Place de la République, 14h30.

 

D'autres initiatives sont annoncées  par les fédérations des Alpes-Maritimes, du Gard, de la Gironde et de la Saône-et-Loire.

 

Des familles accablées par le coût du logement

Avec la flambée des loyers, des charges, des prix de l’énergie, c’est un véritable hold-up qui s’opère sur le budget des familles. De plus en plus de ménages, surtout les plus modestes, consacrent plus de la moitié de leurs revenus au logement. A cela s’ajoute un pouvoir d’achat dégradé par le chômage, la précarité, le manque de revalorisation des salaires, des retraites et des aides sociales.

La politique menée par le gouvernement et sa majorité rend difficile, voire impossible, l’accès à un logement stable. Toujours plus de familles vivent dans la peur permanente de perdre leur logement parce que leurs revenus ne permettent plus de faire face et qu’elles doivent faire de plus en plus de sacrifices.

Une politique de désengagement financier total

Le gouvernement accentue, dans sa cohérence politique et idéologique, son désengagement financier tant pour la construction sociale que pour les aides à la personne. Tandis que la production de logements véritablement sociaux reste à un niveau très faible, le gouvernement force les bailleurs sociaux à vendre leurs patrimoines.

Dans le même temps, il dépense dix fois plus pour soutenir le secteur privé et la spéculation immobilière au détriment du droit au logement pour tous. Tout est fait pour mettre en place une marchandisation du logement social et les statuts des locataires sont attaqués et rognés sans cesse. Le secteur privé connaît ses heures de fortune au détriment du secteur social.

Une machine à expulser

La Loi Boutin a divisé par trois les délais d’expulsion. De plus, elle a mis en place  l’abaissement des plafonds de ressources et la remise en cause du maintien dans les lieux. Le but est de pousser hors du logement social les personnes qui occupent  un logement jugé trop grand pour eux et celles qui sont ou seront assujetties au surloyer risquent aussi de se retrouver à la rue et n’auront pas les moyens de se loger dans le privé.

Le gouvernement a mis en place une véritable et scandaleuse machine à expulser. La loi DALO est totalement inefficace et même des familles reconnues prioritaires sont mises à la rue parce que les préfets n’ont, de toute façon, pas de logements disponibles!
Ne nous résignons pas face à cette situation, rassemblons-nous le plus largement pour résister et s’opposer à cette politique désastreuse du logement.

Refusons l’inacceptable ! Mobilisons-nous !

 Face à cette situation, la CNL exige :

  • L’arrêt immédiat des saisies et des expulsions.
  • Le gel des loyers, des charges et des prix de l’énergie.
  • La revalorisation des aides au logement.
  • L’abrogation de la loi Boutin et de toutes les mesures de marchandisation du logement social (CUS, vente du patrimoine).
  • Le droit au logement pour tous avec le respect de la loi DALO et l’application immédiate de la loi de réquisition.
  • La construction de 180 000 logements véritablement sociaux.

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QMitsuko 10/03/2011 08:43



Quel scandale de ces expulsions ... Comment peut-on expulser des familles avec des enfants dans la rue ... je n'arrive pas à comprendre cela, il faut avoir peu d'humaanité pour oser jeter
des enfants à la rue ... Comment ne pas en faire des petits voyous s'ils n'ont pas de toit, du coup pas d'école ...


Je ne me reconnais pas dans ce beau pays de France ... cela me révolte vraiment, entre les sdf et les familles expulsées ... c'est beaucoup trop et c'est encore pire quand des enfants
sont dans la balance ...


Je n'arrive pas à trouver mes mots pour ces maux-là ... c'est tellement injuste, c'est tellement hors norme ...


Mitsuko



dan29000 10/03/2011 08:48



hélas si on suit de très près l'actu de ces dernières années, on peut s'apercevoir que c'est une sorte de norme actuelle, celle de leur gouvernement où humanité, solidarité, sont des mots
inconnus...