Nucléaire : BURE, campagne nationale, appel à participation, URGENT

Publié le par dan29000

 

 






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BURE > Campagne nationale – Appel à participation – URGENT

La grande région de BURE (Lorraine/Champagne) vit actuellement une procédure d’importance qui, pourtant, se déroule quasiment sous silence.

L’enjeu est pourtant lourd puisque, à travers trois enquêtes publiques simultanées, l’Andra demande l’autorisation de prolongation de son laboratoire jusqu’en…. 2030 !!! Or, qui dit laboratoire autorisé dit un pas de plus vers l’enfouissement des pires déchets du nucléaire.



Ø APPEL à PARTICIPATION à une CAMPAGNE, toute simple dans sa réalisation :



L’objectif premier de cette campagne ne sera pas de peser dans les enquêtes publiques (tant les dés sont pipés dans ce genre de procédure, encore qu’il y ait parfois des miracles) mais de porter un éclairage maxi sur le projet démentiel de BURE.



Modalités pratiques :


- submerger la Commission d’enquête par un maximum de courriers d’expéditeurs différents pour lui montrer que le projet de BURE préoccupe très fortement l’opinion publique

- un courrier type se trouve à votre disposition en fin d'article ; naturellement, il peut être modifié selon vos désirs ou vous pouvez en rédiger un plus personnel (pour éventuellement aider à la réflexion, deux documents officiels : Résumé non technique de l'étude d'impact (http://www.meuse.pref.gouv.fr/environnement/impact.pdf ) et Résumé non technique de l'étude de dangers (http://www.meuse.pref.gouv.fr/environnement/dangers.pdf )


- ce courrier devra être adressé par voie postale (message internet impossible) à : 

Président de la commission d’enquête

Préfecture de la Meuse

Bureau de l’urbanisme et des procédures environnementales

BP 30512

55012 BAR-LE-DUC Cedex


- URGENCE-URGENCE car cette enquête publique sera close le 30 novembre



Ø Afin d’optimiser cette campagne, nous vous prions de diffuser ce mail tous azimuts : à votre carnet d’adresses, sur vos blog ou site, facebook, auprès de journalistes…….

Ø Pour que nous puissions évaluer cette campagne, veuillez signaler votre participation par un petit mail -avec mention de votre lieu de résidence et code postal- à : nath.chretien@orange.fr 

MERCI 

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Nom – Prénom date

Adresse





BURE / Enquêtes publiques





« De la folie d’enfouir les pires déchets nucléaires

au leurre des études en ‘laboratoire’ souterrain »





Monsieur le Président et Messieurs les membres de la Commission d’enquête,



Je vous demande de rendre un avis négatif aux demandes du pétitionnaire ANDRA

D’autres que moi vous ont adressé des observations qui, à elles seules, démontrent l’inanité du dossier de l’Andra ; notamment celles basées sur les parties techniques du dossier des enquêtes publiques.

Il me semble cependant que des questions primordiales n’ont pas reçu la réflexion nécessaire.

Ainsi, peut-on séparer la demande de prolongation du « laboratoire » Andra des finalités réelles de celui-ci ? Dit autrement, pourrait-on autoriser un nouveau cycle d’études sans se préoccuper de ce pourquoi sont menées ces études, enfouir des déchets à toxicité extrême ? Un renouvellement d’autorisation nous entraînerait donc, tous, dans un engrenage que l’on pourrait bien ne plus maîtriser.

En effet, il serait bien prétentieux de croire que les dites études vont pouvoir prédire, sans erreur aucune, le devenir de ces déchets sur les dizaines de milliers d’années de leur nocivité. Or, ce dossier de l’enfouissement des déchets radioactifs ne peut souffrir l’à peu près. Le risque doit être là d’un zéro absolu. D’autant que la vanité des hommes, dans le domaine qui nous concerne ici, a déjà cruellement été prise en défaut avec de sinistres exemples qui se multiplient : sites de Yucca-Mountain aux Etats-Unis, de Asse en Allemagne, de Stocamine en France. Faut-il également souligner la conclusion de la seule étude indépendante qui ait été menée sur les travaux de l’Andra (par l’IEER), étude longue et pluridisciplinaire : l’enfouissement des déchets radioactifs est la chose la plus complexe que l’Homme ait jamais eu à étudier.

Voilà pourquoi un feu vert ne peut être donné à un « laboratoire » dont les recherches ne pourront rester que vaines, sans garanties (et ô combien coûteuses).

Une autre dimension se doit également d’être prise en compte : la confiance. Et la question se doit d’être posée, tant les enjeux sont capitaux dans le projet Bure : peut-on faire confiance au pétitionnaire Andra ?

Celles et ceux qui ont eu à se plonger dans ce dossier ont accumulé les découvertes contredisant les affirmations du pétitionnaire Andra, et les sujets sont nombreux : failles, sismicité, géo-mécanique des roches, hydro-géologie… Un exemple, révélateur : chacune et chacun se souvient que l’Andra expliquait le choix de Bure par un contexte géologique sec, l’ennemi majeur d’un stockage souterrain de déchets radioactifs étant effectivement l’eau. Or, quelques années plus tard et grâce à la ténacité remarquable du monde associatif, la même Andra reconnaissait, avouait, que dans la région de Bure la couche supérieure contenait des « millions de m3 d’eau ». Confiance !

Pour se faire une idée encore plus précise, il n’est que regarder du côté de Soulaines (Aube) où le pétitionnaire Andra exploite depuis 1992 un site de stockage (en surface) de déchets nucléaires. Si la région là-bas se voit à présent dénommée « Le pays du mensonge permanent » c’est qu’ont été bafouées les multiples promesses qui avaient été faites aux populations et aux élus locaux avant l’ouverture du site : il ne devait pas y avoir de rejets radioactifs, les déchets stockés devaient être « à vie courte », le site devait fermer 30 ans plus tard…..

Un autre élément, majeur, et inacceptable, a tué toute crédibilité. La démocratie se voit piétinée continuellement : une loi qui a été bafouée par les parlementaires, un CLIS qui a failli à sa mission, un débat public dont les conclusions ont été escamotées, une demande de référendum local qui a été balayée d’un revers de main (pourtant signée par 40 000 électeurs haut-marnais/meusiens)…..

Voilà pourquoi je ne pourrais comprendre un feu vert qui serait donné à un « laboratoire » dont les recherches s’apparent à un leurre et destiné, in fine, à faire accepter un projet fou (ou pire) : l’enfouissement de poisons radioactifs. D’autant qu’au vu de la géologie régionale les contaminations attendues s’étendraient sur de très vastes territoires, nous concernant toutes et tous et pas seulement les habitants des quelques villages retenus dans le périmètre des enquêtes publiques !


Source : construire un monde solidaire

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