Observatoire de la censure : Denis Robert, prix Tartuffe 2011

Publié le par dan29000

L'homme contre Clearstream : Denis Robert, prix Tartuffe 2011

Défense de la liberté d'expression... et 10 années de lutte

Par Cécile Mazin, le mardi 24 janvier 2012

 

 

Pour son édition 2012, l'Observatoire de la censure, vient de décerner son prix Tartuffe. Comme chaque année, celui-ci consacre « un écrivain ou artiste victime de la censure, ou à un livre qui défend la liberté d'expression ».

 

 

 

Denis Robert, auteur d'ouvrages sur la délinquance financière, est cette année le lauréat. Pour le jury, « il a montré notamment que "les chambres de compensation internationales sont les clés de voûte du capitalisme clandestin". Pendant 10 ans, en dépit des intimidations, du harcèlement judiciaire (60 mises en examen, plus de 300 visites d'huissier), de la censure de ses livres, il a poursuivi - par ses activités de journaliste, essayiste, réalisateur de films, romancier (La Domination du monde), peintre (Junk) -  son travail d'éclaireur démontant et dénonçant des mécanismes financiers internationaux opaques ».


 

En septembre dernier, Denis Robert, qui avait été définitivement lavé de toutes les accusations qui pesaient sur lui, réclamait 3,6 millions € de dommages-intérêts. « C'est un montant qui n'est pas du tout usurpé et qui me semble très cohérent quand on a vécu tout ce que j'ai vécu », expliquait-il alors.


 

Retrouver les enquêtes de Denis Robert, sur Comparonet

 

 

 

Et l'Observatoire de rappeler : 

 

En février 2011, la Cour de cassation a mis fin à ce cauchemar: elle a  débouté définitivement la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream qui, depuis 2001, poursuivait pour diffamation Denis Robert, auteur du film documentaire Les Dissimulateurs, diffusé en 2001 sur Canal+, et de deux livres, Révélation$ et La Boîte noire, publiés en 2001 et 2002 aux éditions Les Arènes. 

Selon l'avis de la Cour : " L'intérêt général du sujet traité et le sérieux constaté de l'enquête, conduite par un journaliste d'investigation, autorisaient les propos et les imputations litigieux". La Cour a également jugé que "le reportage incriminé, traitant de sujets d'intérêt général relatifs aux mécanismes dévoyés et incontrôlés de la finance internationale et à leur implication dans la circulation mondiale de l'argent sale, ne dépassait pas les limites de la liberté d'expression au sens de l'article 10 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales".

Par Cécile Mazin

Source : actualitté

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