Billère (64) et sa fresque solidaire : le préfet veut la détruire, les fachos essaient

Publié le par dan29000

billeres.jpgDepuis plusieurs mois nous vous parlons du long combat d'une petite commune sympathique et de sa jolie fresque des expulsés peinte sur un mur en solidarité avec tous les expulsés des Besson et autres Hortefeux. Depuis des mois le Préfet tente de la faire détruire par décision de justice, suite à une campagne d'agitation du BLOC IDENTIFAIRE, petit groupuscule fasciste un peu implanté dans la région.

Une telle dégradation d'oeuvre d'art est insupportable, mais peu surprenante vu l'archarnement pathétique de ce préfet.


Pour les détails de cette affaire, lire nos articles précédents :


Billère et sa fresque : Préfet, justice et "Identitaires" s'acharnent   (février 2010)


Philippe Rey, préfet zélé et fatiguant tendance Vichy (Pyrénées-Atlantiques)  (janvier 2010)


Billère / Fresque solidaire / Le préfet débouté par la justice  (octobre 2009)


  Billère (64) / Une fresque murale en souvenir des enfants expulsés  (septembre 2009)



Dan29000


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L'extrême droite tente de faire disparaître le "mur des expulsés"

PROVOCATION - Les employés communaux sont à l'oeuvre depuis ce matin: la "fresque des expulsés", peinte sur un mur de la commune de Billère (Pyrénées-Atlantiques) est en train d'être nettoyée, et devrait pouvoir être sauvée. Le dessin représentant deux mains enlacées, l’une rose, l’autre marron et entourées des mots "Liberté, égalité fraternité, asile, entraide" mais aussi "honte", a en effet été recouvert de plusieurs couches de peinture, samedi matin, par un groupe de militants du Bloc identitaire. Estimant que la décision du tribunal administratif du 12 janvier dernier, qui demandait l'effacement de la fresque, tardait à être appliquée, ces ultra nationalistes ont pris le parti de faire appliquer la sentence eux-mêmes, et, munis de rouleaux, de masques et de combinaisons sont passés à l'action, en plein jour, durant les cérémonies du souvenir du 8 mai 1945.

Inauguré le 5 septembre dernier, le "mur des expulsés" ne cesse d'alimenter la polémique dans cette petite commune de 14.000 habitants. Dénoncé par le préfet dès sa réalisation, il a donc été condamné, en justice, avant que le maire ne fasse appel de la décision. Aujourd'hui, la commune annonce son intention de porter plainte contre les auteurs des dégradations.

Les identitaires, de leur côté, se sont empressé de revendiquer ce fait d'arme sur internet, affirmant "aider à faire appliquer la loi comme tout bon citoyen en a le devoir". D’où la signature rageuse apposée en bas de leur barbouillage : "C’est fait, M. le préfet !".

Mais le dessin en l'honneur des enfants expulsés et de leurs familles, n'a donc pas disparu. Et il semble même qu'il ait encore une longue histoire devant lui.


L.E.

Source : LIBERATION
 

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